Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 11:14

 

Mardi 2 août 2011 Villevieille, 21h15

Cour d’Honneur du château

 

Concert d’ouverture du festival – soirée prestige

 

Quatuor Parisii

« Nuit des Grands Quatuors»

Haydn - Beethoven- Schumann - Debussy- Ravel

  

Arnaud Vallin ; Jean-Michel Berette, violons

Domique Lobet, alto ; Jean-Philippe Martignoni, violoncelle 

 

19h45. repas salle voûtée du château

 

21h15. :Haydn : op. 76 n°5
Beethoven : op. 59 n°3 (Razumovsky)
 Debussy : quatuor
entracte Haydn: op. 76 n°4 "Lever de soleil"  
Schumann: op 41 n°3   
Ravel: quatuor

 

  

 

C'est avec le Quatuor Parisii que va commencer la 42ème édition 2011 du festival.   A Villevieille la musique de chambre règne en souveraine. Elle vit une merveilleuse aventure dont on ne saurait se lasser tant elle semble faite pour ce lieu à l'architecture chargée d'histoire qui crée une ambiance propice  pour une écoute attentive. Déjà, le château est situé en haut d'un colline dominant la vallée du Vidourle, offrant au regard une vue allant des Cévennes au Pic St Loup. Le paysage est impressionnant. Mais cela ne suffit pas, bien souvent les lieux de plein air sont mal adaptés pour les concerts. La cour du château entourée de hautes murailles est configurée comme une véritable salle de concert en plein air. L'acoustique magique permet de saisir la moindre nuance d'interprétation, de donner à la musique une présence et une vie qui facilite la concentration tant du public que des interprètes.

 Ainsi Villevieille et le quatuor à cordes forment une sorte de couple idéal tant ils semblent adaptés l'un à l'autre. Le quatuor à Villevieille c'est un peu comme  une longue histoire d'amour depuis que le Quatuor Via Nova a inauguré le lieu un certain 26 août 1970...

 C'est donc à une grande fête du quatuor à cordes que le public est convié.

Une véritable soirée de gala qui commencera comme il se doit par un repas festif et convivial dans la grande salle voûtée du château, ancienne salle des gardes restaurée pour accueillir des groupes. La formule a été revue pour donner pleine satisfaction.

 Les convives devront être là dès 19h45, le concert débutant à 21h15, la participation au repas n'étant pas bien sûr obligatoire et de toute façon limitée en nombre de participants - il est donc prudent de s'inscrire au plus tôt.

 

Pas moins de 6 grands quatuors au programme joués en une seule soirée pour un programme équivalent en durée à deux concerts. 6 chefs d’oeuvre de Haydn à Ravel, allant du classicisme au romantisme et jusqu’au tout début du XXème siècle. Un des plus beaux Razumovsky de Beethoven le 3ème , et un vibrant Schumann.

Le Quatuor Parisii a été créé en 1981 par quatre Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il obtient dès 1986 le Grand Prix Radio Canada au concours international de quatuor de Banff, concours réservé aux 10 meilleurs quatuors à cordes mondiaux sélectionnés. En 1987, il remporte les concours d'Évian et de Munich. Depuis, le quatuor Parisii est l’invité des plus prestigieuses sociétés de musique de chambre et se produit, avec toujours autant de succès un peu partout en Europe et leur notoriété s’étend plus loin encore dans de nombreux pays du monde.

Leur devise : « jouer les œuvres contemporaines comme des classiques, les œuvres classiques comme des pièces contemporaines » .

Un joli marathon musical auquel les Parisii sont coutumiers. On se souvient de leur intégrale des quintettes à corde de Mozart avec Michel Mikalakakos il ya de ça 3 ans. Une vraie soirée de festival !

Le mardi 2 août le Festival de Villevieille démarre sur un moment fort de passion pour la musique.

Rendez-vous à 21h15 dans la cour d’honneur du château ou dès 19h45 pour les convives voulant vivre un moment convivial dans l’ambiance unique du château.
réservations renseignements : Office tourisme Sommières 04 66 80 99 30

 

 

 

Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts 2011
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Vendredi 15 juillet 2011 5 15 /07 /Juil /2011 14:10

Franz Liszt à l'honneur sur l'affiche  2011 du festival

 

FRANZ  LISZT

1811- 1886


 Franz Liszt est à l'honneur de cette 42ème édition du festival, notamment lors des concerts des 2 et 9 août (voir programme plus loin).


Né, il y a 200 ans, à Raiding (Hongrie), le 22 octobre 1811 il est mort à Bayreuth, le 31 juillet 1886.

 

Fils d'un intendant du prince Esterhazy, Liszt (à l'origine orthographié List) fit ses débuts de pianiste virtuose dès l'âge de neuf ans : il connaissait déjà les oeuvres de Haydn, de Mozart et de Beethoven. Il se produit à Vienne à douze ans, et y reçoit l'enseignement de Czerny pour le piano et de Salieri pour la composition.

 

A partir de 1823, il vit principalement à Paris, où Cherubini lui refuse l'entrée du Conservatoire. Elève de Paër et de Reicha pour la fugue et le contrepoint, il est reçu dans les salons parisiens comme le plus émininent pianiste de son temps, et fréquente avec profit les milieux littéraires (Hugo, Musset, George Sand, Heine, Lamartine).

 

Chez Chopin, il rencontre la comtesse Marie d'Agoult : de leur liaison naîtront trois enfants, - dont Cosima, future épouse de Hans von Bülow, puis de Richard Wagner. Jusqu'alors Liszt n'aura composé que pour le piano ; quand il s'établit en 1842 à Weimar comme Kapellmeister de la Cour, c'est vers l'orchestre qu'il se tourne (les deux Concertos, presque tous les poèmes symphoniques). Liszt se consacre aussi, généreusement, à la défense d'oeuvres de Wagner, de Berlioz, de Schumann entre autres, et réussit à faire de la petite cité allemande un centre musical de première grandeur.

 

Puis c'est l'entrée en religion (il avait très sincèrement manifesté le désir d'entrer dans les ordres dès sa jeunesse) : installé à Rome à partir de 1861, le musicien se heurte au refus papal de légaliser son union avec la princesse Sayn-Wittgenstein, elle-même mariée ; il prend les ordres mineurs en 1865 (il ne sera jamais ordonné prêtre, et conservera donc le droit de se marier). Du séjour romain, poursuivi jusqu'en 1869, dates les splendides Variations sur "Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen" d'après J.S. Bach (dont il sera question ici même), et le goût des grandes partitions religieuses qui marqueront le terme de sa carrière de compositeur. C'est grâce à celles-ci que Liszt obtiendra ses derniers triomphes en Europe.

 

Mais c'est également la vieillesse qui fera naître les plus grands chefs-d'oeuvre du piano, - tels les Jeux d'eau de la villa d'Este, la 3e Année de pèlerinage, ou ces pièces prophétiques que sont la Lugubre Gondole et Bagatelle sans tonalité. Le catalogue pianistique de Liszt est considérable, et son importance dans l'évolution technique et proprement musicale du piano n'est plus à démontrer.

 

 

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Franz Liszt, portrait peint en 1839 par Henri Lehmann, portraitiste français né en Allemagne.

 

Lehmann a également réalisé ce portrait de Chopin:

 

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Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts 2011
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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 19:38

 

Le festival  2011 débute le 2 août avec la Nuit des Grands Quatuors.

 

C'est avec le Quatuor Parisii que va commencer la 42ème édition 2011 du festival.
A Villevieille la musique de chambre règne en souveraine. Elle vit une merveilleuse aventure dont on
ne saurait se lasser tant elle semble faite pour ce lieu à l'architecture chargée d'histoire qui crée une
ambiance propice pour une écoute attentive. Déjà, le château est situé en haut d'un colline dominant
la vallée du Vidourle, offrant au regard une vue allant des Cévennes au Pic St Loup. Le paysage est
impressionnant. Mais cela ne suffit pas, bien souvent les lieux de plein air sont mal adaptés pour les
concerts. La cour du château entourée de hautes murailles est configurée comme une véritable salle
de concert en plein air. L'acoustique magique permet de saisir la moindre nuance d'interprétation, de
donner à la musique une présence et une vie qui facilite la concentration tant du public que des
interprètes.

 

Ainsi Villevieille et le quatuor à cordes forment une sorte de couple idéal tant ils semblent adaptés
l'un à l'autre. Le quatuor à Villevieille c'est un peu comme une longue histoire d'amour depuis que le
Quatuor Via Nova a inauguré le lieu un certain 26 août 1970...

 

C'est donc à une grande fête du quatuor à cordes que le public est convié.
Une véritable soirée de gala qui commencera comme il se doit par un repas festif et convivial dans la
grande salle voûtée du château, ancienne salle des gardes restaurée pour accueillir des groupes. La
formule a été revue pour donner pleine satisfaction.

 

Les convives devront être là dès 19h45, le concert débutant à 21h15, la participation au repas n'étant
pas bien sûr obligatoire et de toute façon limitée en nombre de participants - il est donc prudent de
s'inscrire au plus tôt.

 

Pas moins de 6 grands quatuors au programme joués en une seule soirée pour un programme
équivalent en durée à deux concerts. 6 chefs d’oeuvre de Haydn à Ravel, allant du classicisme au
romantisme et jusqu’au tout début du XXème siècle. Un des plus beaux Razumovsky de Beethoven
le 3ème eet un vibrant Schumann.

 

Le Quatuor Parisii a été créé en 1981 par quatre Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur
de Musique de Paris. Il obtient dès 1986 le Grand Prix Radio Canada au concours international de
quatuor de Banff, concours réservé aux 10 meilleurs quatuors à cordes mondiaux sélectionnés. En
1987, il remporte les concours d'Évian et de Munich. Depuis, le quatuor Parisii est l’invité des plus
prestigieuses sociétés de musique de chambre et se produit, avec toujours autant de succès un peu
partout en Europe et leur notoriété s’étend plus loin encore dans de nombreux pays du monde.
Leur devise : « jouer les oeuvres contemporaines comme des classiques, les oeuvres classiques
comme des pièces contemporaines » .

 

Un joli marathon musical auquel les Parisii sont coutumiers. On se souvient de leur intégrale des
quintettes à corde de Mozart avec Michel Mikalakakos il ya de ça 3 ans. Une vraie soirée de festival !
Le mardi 2 août le Festival de Villevieille démarre sur un moment fort de passion pour la musique.
Rendez-vous à 21h15 dans la cour d’honneur du château ou dès 19h45 pour les convives voulant
vivre un moment convivial dans l’ambiance unique du château.

 

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Mardi 2 août 2011 Villevieille, 21h15 

Cour d’Honneur du château     

 

Quatuor Parisii

« La Nuit des Grands Quatuors»


 

Arnaud Vallin ; Jean-Michel Berette, violons

Domique Lobet, alto ; Jean-Philippe Martignoni, violoncelle

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19h45. repas de gala salle voûtée du château

  21h15. :

Haydn : op. 76 n°5 - Beethoven : op. 59/3 (Razumovsky) -Debussy : quatuor

  entracte

  Haydn: op. 76/4 "Lever de soleil" - Schumann: op 41 n°3 - Ravel: quatuor

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   Le Quatuor Parisii


Le Quatuor Parisii a été créé en 1981 par quatre Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il obtient dès 1986 le Grand Prix Radio Canada au concours international de quatuor de Banff, concours réservé aux 10 meilleurs quatuors à cordes mondiaux sélectionnés. En 1987, il remporte les concours d'Évian et de Munich. Depuis, le quatuor Parisii est l’invité des plus prestigieuses sociétés de musique de chambre et se produit, avec toujours autant de succès un peu partout en Europe et leur notoriété s’étend plus loin encore dans de nombreux pays du monde.  

 

Leur devise : « jouer les œuvres contemporaines comme des classiques, les œuvres classiques comme des pièces contemporaines » .

 

 

  Trentième anniversaire du Quatuor.


Le Quatuor Parisii s’apprête aujourd’hui à célébrer son trentième anniversaire : on mesure ainsi le chemin parcouru au cours de ces trente années d’aventures musicales et humaines d’une richesse et d’une intensité peu communes.

La clé de voûte de son itinéraire, l’art de la recherche du son parfait combiné à la conviction que la musique doit vivre de l’intérieur, lui est léguée par son maître Maurice Crut, brillant représentant de la grande tradition franco-belge et membre du célèbre Quatuor Pascal. L’apprentissage des premières années voit cet héritage fructifier au contact des quatuors Melos, Amadeus et Lasalle pour être consacré à l’occasion des concours internationaux d’Evian et de Munich, que le Quatuor Parisii remporte en 1987. Les plus grandes séries de musique de chambre s’ouvrent alors à lui et il se produit dès lors dans plus d’une centaine de concerts par an, dans plus de 80 pays.

 

Le Quatuor dans la cour de splus grands ...


Forts de leur exigence commune à la fois d’excellence et d’éclectisme, les musiciens du Quatuor Parisii déploient au fil des ans un répertoire d’une impressionnante envergure et une qualité d’interprétation rarement égalée, qui les placent sans équivoque dans la cour des plus grands. Le Quatuor Parisii reste d’ailleurs à ce jour l’unique quatuor à présenter en concert l’intégralité du « Livre pour quatuor » de P. Boulez, œuvre d’une incroyable complexité.

Ses musiciens attachent également beaucoup d’importance à soutenir la création ; ils ont ainsi contribué à révéler nombre de compositeurs contemporains.

En cela, toujours porté par son insatiable curiosité et son enthousiasme inaltérable, soutenu par la complicité sans faille entre ses quatre instrumentistes, le Quatuor Parisii reste fidèle à son credo musical puisé dans la devise d’Alban Berg : « jouer les œuvres contemporaines comme des classiques, les œuvres classiques comme des œuvres contemporaines ».

 

Discographie


La discographie du Quatuor Parisii, à l’image de son parcours musical, se distingue à la fois par son étendue et par la grande variété des répertoires couverts : outre les grandes intégrales (Beethoven, Brahms, Webern), les premiers enregistrements mettent à l’honneur le répertoire français (J. Ibert, A. Roussel, G. Tailleferre, G. Pierné, C. Franck, G. Fauré) que le Quatuor Parisii s’est approprié et pour lequel sa légitimité fait l’unanimité à travers le monde. Sa discographie fait également une large place au répertoire contemporain, avec de nombreuses créations (G. Amy, G. Pesson, E. Canat de Chizy) et la redécouverte de pièces emblématiques du XXè siècle (R. Hahn, P. Menu, P. Boulez).

 

Récompenses


Parmi les multiples récompenses à son actif, on peut citer l’intégrale des 18 quatuors de D. Milhaud consacrée en 2002 par le Grand Prix Charles Cros, mais aussi : « Victoire de la musique » (1994) pour la bande originale du film « L’écrivain public » composée par William Sheller, avec lequel les Parisii réaliseront les meilleures ventes classiques 2003 pour l’album « William Sheller - Oeuvres pour quatuor » ; « Choc » du Monde de la Musique pour « Techno parade » de G. Connesson ; Prix de la Nouvelle académie du disque pour Franck & Pierné ; « FFFF » de Télérama pour Debussy – Ravel – Menu ; « Diapason Découverte » pour A. Honegger…

La discographie s’est enrichie récemment d’un disque consacré à l’œuvre de musique de chambre d’E. Chausson : le Quatuor Parisii interprète aux côtés de Sandrine Piau la Chanson perpétuelle op. 37, le Concert op. 21 avec Régis Pasquier et Philippe Bianconi, ainsi que le Quatuor op. 35.

 

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Les oeuvres au programme du concert:

 

1 - Joseph Haydn : quatuor à cordes opus 76 n°5

 

Hob.III.79  

1 Allegretto en ré majeur 

2Largo cantabile emesto en fa dièse majeur 

3 Menuetto (allegro) en ré majeur avec un trio en ré mineur 

4 Presto

 

Joseph Haydn est considéré à juste titre comme le père du quatuor. Il met en place un genre musical avec ses règles et une forme qui va être appelée à un grand avenir jusqu'à nos jours. La rencontre entre un compositeur et le quatuor à cordes demeure un moment privilégié, révélateur de l'art et de la personnalité de son auteur.

 

Ce n'est donc pas un hasard si chaque partie de la soirée débute par une oeuvre de Haydn, comme une référence obligée permettant d emieux comprendre les oeuvres venant ensuite.

 

Le quatuor opus 76 n°5 constitue une excellente introduction aux meilleures oeuvres produites dans le monde du quatuor. Composé en 1797, publié en 1799 au moment où Beethoven débute dans le genre en travaillant à ce qui sera son opus 18, ce recueil de 6 quatuors conteint autant de chefs d'oeuvres et le n°5 est justement célèbre pour son mouvement lent  , que je vous invite sans plus tarder à écouter : (quatuor Ysaÿe)

 

 

 

 

Biographie de Haydn :


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Né à Rohrau (Basse-Autriche), le 31 mars ou le 1 er avril 1732 ; mort à Vienne, le 31 mai 1809. Il est d'extraction modeste (son père était charron) et de famille nombreuse (douze enfants, dont son cadet Michael lui-même plus tard compositeur en renom). Il entre dans la carrière musicale grâce à sa voix, en devenant petit chanteur à la cathédrale de Vienne. Mais le premier événement de sa vie sera la rencontre de l'illustre Porpora, qui lui enseignera sa méthode de chant ainsi que la composition. Vers 1757, Haydn produit ses premiers quatuors à cordes (op. 1 et 2) : ils établissent sa réputation parmi l'aristocratie viennoise. Vers 1758, il est engagé par le comte Morzin. Troisième événement capital : en 1761, Haydn entre au service des princes Eszterhazy à Eisenstadt, puis à Eszterhaza, - un "petit Versailles" pourvu de deux théâtres ; il y restera jusqu'en 1790, composant pour Eszterhaza presque tous ses opéras, et nombre de ses oeuvres symphoniques et de chambre. Pendant l'hiver 1781 - 1782, rencontre de Mozart à Vienne : une amitié faite d'admiration mutuelle liera les deux hommes.

 

En 1791 (année de la mort de Mozart), Haydn, libéré de ses engagements à Eszterhaza, arrive à Londres qui lui réserve un accueil triomphal ; il y compose une première série de six symphonies "londoniennes" (n° 93 à 98). Second séjour à Londres en 1794 - 1795, - avec six nouvelles symphonies (n° 99 à 104) : même triomphe. En 1795, retour définitif à Vienne : Haydn composera encore six messes, des quatuors à cordes, et surtout deux grands oratorios, la Création et les Saisons. Il fait, en 1808, son ultime apparition en public pour une exécution la Création : c'est l'apothéose. Il mourra l'année suivante, - année de Wagram qui voit l'occupation de Vienne par les troupes françaises...

 

Longue et fructueuse carrière que celle de ce musicien d'une grande noblesse d'âme et tout pétri d'humour, - dont l’œuvre abondante aura embrassé à peu près tous les genres. Outre l'importante production symphonique et les deux célèbres oratorios, la Création et les Saisons, il convient de mentionner les sonates pour piano, les ouvrages pour l'Eglise (comportant notamment les extraordinaires Sept dernières paroles du Christ sur la croix), des cantates, des lieder et des opéras (dont le regain de faveur actuel paraît marquer une nouvelle appréciation du génie complet de Haydn).

La musique de chambre, c'est peut-être en ce domaine que HAYDN expérimenta et affirma le mieux ses conquêtes formelles et expressives, - au point d'abolir l'ancienne tradition viennoise et d'en créer une toute nouvelle dont les héritiers directs seraient Mozart et Beethoven, et - plus lointainement, doit-on s'en étonner ? -un Arnold Schönberg.

 

Les quatuors à cordes, en particulier, tiennent dans l’œuvre du musicien, comme dans l'évolution du genre, une place privilégiée : Haydn prit le quatuor à cordes à ses débuts pour le transformer totalement, et l'amener au seuil "sensible" du Romantisme". Il est l'auteur au total de soixante huit quatuors authentiques, ou de cinquante huit si - comme à la fin de sa vie, il en aurait exprimé le désir à son éditeur Artaria - on ne fait commencer les quatuors véritables qu'avec l'op.9.

 

Et pour terminer cette page, retour à la musique et au 1er mouvement du quatuor opus 76 n°5 :

1er mouvement du quatuor opus 76 n°5 de Haydn

par le quatuor Ysaÿe

 

 

A suivre pour découvrir la suite des autres quatuors de ce concert...

 

Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts 2011
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 23:46

Saison 2011

  Festival de Villevieille

Salinelles

42ème année

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Villevieille 42 ans de passion et de découverte au service de la musique !

 

Le Festival de Villevieille est le plus ancien de tous dans la région après celui de Prades créé par l’illustre Pablo Casals. Lieu unique à l’acoustique exceptionnelle, véritable salle de concert en plein air, la cour d’Honneur du château va encore une fois être le rendez-vous annuel d’interprètes dignes de sa réputation.

 

Franz Liszt dont on fête cette année le deux centième anniversaire de la naissance sera bien mis à l’honneur par le Trio Wanderer (reconnu internationalement comme un des meilleurs du moment) et Guillaume Coppola, jeune pianiste à la notoriété déjà établie par des récompenses - son cd consacré à Liszt a été couronné par un diapason d’or découvertes, les 4 FFFF Télérama et le prix "coup de coeur" de l'académie Charles Cros.

Autre fête encore avec la nuit du quatuor à cordes où les Parisii interpréteront pas moins de 6 grands quatuors parmi les plus célèbres, au cours d’une soirée conviviale avec dîner de gala dans la grande salle voûtée du château.

 

Le Festival de Villevieille c’est aussi et toujours un rendez-vous avec la musique ancienne sur les bords du Vidourle dans le cadre agreste et roman de la chapelle St Julien de Salinelles, dont la rénovation fut, il y a 42 ans, la raison d’être du festival. La musique baroque sur instruments d’époque revit grâce à des invités comme l’ensemble Da Pacem, Musiqua Antiqua Provence et Bertrand Cuiller pour le désormais traditionnel récital de clavecin. Les amateurs de plus en plus nombreux de musique et polyphonies traditionnelles seront comblés avec le retour de l’ensemble corse Barbara Furtuna et la découverte des voix du Béarn du groupe Vox Bigerri.

 

Le programme de cette 42ème édition demeure plus que jamais fidèle à l’esprit et aux critères de qualité voulus à l’origine par Michel Garcin créateur du festival.

 

Cet été, dans la cour d’honneur du château et dans la chapelle st Julien, la musique vivante, vous donne rendez-vous dans des monuments historiques où elle respire et s’épanouit librement. Le festival de Villevieille est le carrefour où se croisent les plus belles musiques du passé avec leurs meilleurs interprètes d’aujourd’hui .

 

Des difficultés de mises au point diverses n’ont pas permis de diffuser plus tôt le programme détaillé et précis. Découvrez le ici et réservez vos places dès maintenant en imprimant le bulletin de réservation à adresser à l’Office de Tourisme de Sommières.

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Programme 2011 

 

 

 

Mardi 2 août 2011 Villevieille, 21h15

Cour d’Honneur du château- tarif A et D     

 

Quatuor Parisii

« Nuit des Grands Quatuors»

Haydn - Beethoven- Schumann - Debussy- Ravel

 

Arnaud Vallin ; Jean-Michel Berette, violons

Domique Lobet, alto ; Jean-Philippe Martignoni, violoncelle

 

19h45. repas de gala salle voûtée du château 

21h15. :Haydn : op. 76 n°5 - Beethoven : op. 59/3 (Razumovsky)

Debussy : quatuor

Entracte

 Haydn: op. 76/4 "Lever de soleil"

Schumann: op 41 n°3 - Ravel: quatuor

 

Le Quatuor Parisii a été créé en 1981 par quatre Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il obtient dès 1986 le Grand Prix Radio Canada au concours international de quatuor de Banff, concours réservé aux 10 meilleurs quatuors à cordes mondiaux sélectionnés. En 1987, il remporte les concours d'Évian et de Munich. Depuis, le quatuor Parisii est l’invité des plus prestigieuses sociétés de musique de chambre et se produit, avec toujours autant de succès un peu partout en Europe et leur notoriété s’étend plus loin encore dans de nombreux pays du monde.  

Leur devise : « jouer les œuvres contemporaines comme des classiques, les œuvres classiques comme des pièces contemporaines » .

Le château de Villevieille déroule le tapis rouge pour cette soirée de gala autour des grands quatuors qui ont marqué le répertoire. Pas moins de 6 quatuors au programme, soit l’équivalent de 2 concerts !

C’est pourquoi les choses vont commencer dès 19h15 par un repas de gala dans la grande salle voûtée du château particulièrement remise en valeur depuis peu. La réalisation du repas sera cette fois assurée par un traiteur en qui nous avons toute confiance pour vous donner satisfaction. Mais attention le nombre de convives est limité.

Concert exceptionnel et repas de fête, voilà un rendez-vous que les amis et fidèles de Villevieille ne voudront pas manquer et qui permettra aussi au public nouveau de découvrir le château et son acoustique incomparable.

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vendredi 5 août 2011 Villevieille 21h 15

Cour d'Honneur du château  tarif A et D

 

Trio Wanderer 

 

Vincent coq, piano - Jean-Marc Phillips, violon - Raphaël Pidoux, violoncelle 

 

Smetana: op. 15. Trio en mémoire de sa fille

Franz Liszt: Elégies N°1 et 2

Pyotr Ilych Tchaïkovski : Trio « A la mémoire d’un grand artiste »

 

Les Wanderer sont des bien nommés. Ce n'est pas sans raison qu'ils se sont ainsi baptisés, mais en hommage à Schubert et par affinité avec le romantisme allemand dont le thème du "voyageur errant" est le leitmotiv. Vagabonds curieux, les musiciens français le sont aussi par leur esprit d'exploration musicale qui les conduit à sillonner les siècles de Haydn à nos jours. Célébré dans la presse internationale pour un jeu d'une extraordinaire sensibilité, une complicité presque télépathique et une parfaite maîtrise instrumentale, le Trio Wanderer est aujourd'hui internationalement reconnu comme une des toutes meilleures formations de musique de chambre.

Pas étonnant que le Trio soit consacré 3 fois par une Victoire de la Musique comme meilleur ensemble instrumental de l'année et que le Figaro le décrive ainsi :

« Jean-Marc Phillips est un magnifique violoniste, racé, sobre et d'une virtuosité naturelle. Raphaël Pidoux est un superbe violoncelliste, à la sonorité chaude, émouvante et d'un vrai lyrisme. Quant à Vincent Coq, il fait preuve tout à la fois d'une musicalité totale et d'une technique éblouissante: trois complices dont les coeurs battent à l'unisson. » 

Un plaisir de les retrouver à nouveau autour d’un programme des plus romantiques, construit autour des Elégies de Liszt et le souvenir d’êtres chers disparus qui a inspiré Smetana et Tchaïkovski.

 

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samedi 6 Août 2011 Salinelles

chapelle St julien 21h 15

tarif B et D

 

Barbara Furtuna

Polyphonies corses


Barbara Furtuna, c’est le nom d’un poème corse qui évoque la fortune, le destin tragique de l’île livrée tout au long de son histoire aux invasions des barbares et des envahisseurs.

Barbara Furtuna c’est cet ensemble vocal masculin, voué depuis 20 ans au chant polyphonique caractéristique de la Corse, où ils vivent et où ils puisent leur inspiration au plus profond de la tradition insulaire. Tout au long du récital, composé de chants sacrés et profanes, les quatre chanteurs nous livrent le témoignage d'hommes pour qui l'humain est au centre d'une aventure musicale où les voix fusionnent et se livrent sans retenue mais tout en nuances, avec de riches harmonies. Une émotion profonde, vraie envahit l’assistance et envoûte les cœurs !

Le retour du groupe est attendu avec plaisir par tous les mélomanes qui se souviennent du triomphal succès de leur concert à Salinelles en 2007. Quatre ans déjà !

 

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mardi 9 Août 2011 Villevieille 21h 15

Cour d'Honneur du château - tarif B et C

 

Récital de piano

Guillaume Coppola

Hommage à Franz Liszt

 

Franz Liszt :

Consolations – Trois sonnets de Pétrarque – Rhapsodie Hongroise n°2

Frédéric Chopin :

valse, Impromptu n°2, Fantaisie-Impromptu 

 

Décrit par la presse comme « un authentique poète du clavier », Guillaume Coppola est aujourd’hui reconnu comme un pianiste des plus accomplis de la jeune génération. Son CD « Franz Liszt - un portrait » a rallié tous les suffrages : Diapason d’Or Découverte, ffff Télérama, le Monde : les meilleurs disques 2009, Coup de cœur de l’Académie Charles Cros… En février 2011, Classica lui consacre un portrait dans sa rubrique "Piano : Les 10 stars de demain". Autant de raisons de découvrir ce nouveau et déjà célèbre talent pour fêter avec lui le deux centième anniversaire de la naissance de Liszt.

Sa réputation a conquis une vingtaine de pays. Il est l’invité des scènes européennes prestigieuses comme le Concertgebouw d’Amsterdam, le Rudolfinum de Prague, la Philharmonie de Bratislava ou le Liepaja International Piano Stars Festival, jusqu’à l’Asie de Shanghai ou Xiamen, en passant par l’Amérique du sud. Et bien sûr en France : Festival Chopin à Paris, Festival de l’Orangerie de Sceaux, Folle Journée de Nantes, la Roque d’Anthéron.

« Guillaume Coppola a un son, un sens de la couleur et des lignes, des fulgurances poétiques qui sont déjà bien plus que des promesses.» (Diapason)

« Guillaume Coppola possède ce charme absolu qui, sans exagérer, fait couler des larmes de bonheur des yeux des gens. » (Nice Matin)

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samedi 13 août 2011 Salinelles

chapelle St julien 20h

tarif C et E

 

Fête de la St Julien

 

18h30 messe du festival en l’honneur de St julien, entrée libre 

19h30 verre de l’amitié offert aux participants 

 

20h Concert :

« O Beata Virgo »

musique italienne mariale du XVIIème

Ensemble Da Pacem

Raphaële Kennedy, soprano

A. Henrich, Théorbe - Y. Varlet, clavecin – Pierre André. Charpy, orgue.

 

22h repas amical à Salinelles (payant, sur réservation) 

 

La piété mariale est un élément fondamental de la culture catholique latine.

L’extraordinaire qualité littéraire des textes qui lui sont consacrés depuis l’utilisation du Cantique des Cantiques jusqu’à des créations comme le stabat mater ou les litanies de la Vierge a à travers les siècles fécondé l’imaginaire des compositeurs.

Marie, sûre médiatrice entre les hommes et Dieu, est la femme bénie entre toutes.

Elle est nommée fleur des fleurs, source des jardins, et cette reine du ciel est célébrée dans une totale idéalisation:

« Qui est-elle celle qui brille comme l’aurore, lorsqu’elle paraît ?…belle comme la lune, distinguée comme le soleil, elle remplit d’allégresse la terre, les cieux, les mers. »

 

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Vendredi 19 Août 2011 Salinelles 21h15

chapelle st Julien tarif C et E

 

Musica Antiqua Provence

Christian Mendoze direction et flûte à bec–

Eleonora de La Pena soprano 

Tom Mebarki contre ténor

Thomas Gonzales, alto 

Jean Yves Poirier, violoncelle 

Corinne Betirac, clavecin 

Philippe Tallis, Aurore Sol,  Violons 

 

Stabat Mater – Giovanni Battista Pergolesi

Telemann Suite en la pour flûte à bec et orchestre

  

Christian Mendoze et son Ensemble Musica Antiqua ont une réputation d’excellence acquise tant auprès du public que de la critique. Déjà invités à Villevieille et à Salinelles, voilà des artistes qui savent offrir au public un plaisir d’écoute immédiat. Il est vrai que leur technique révèle une finesse subtile, de belles sonorités, avec un art accompli du juste équilibre qui ne peut que ravir les amoureux de musique ancienne. Ils s’emploient à restituer au répertoire baroque toute sa valeur sonore dans la pure atmosphère de l'époque.

Christian Mendoze est aussi un musicien hors pair. Entre ses doigts, la flûte à bec devient un instrument des dieux.

Les voix d’Eleonora de La Pena et de Tom Mebarki, en parfaite harmonie avec les musiciens, apportent une dimension supplémentaire et rendent plus proche de nous et plus vivant encore le chef d’œuvre de Pergolèse. 

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Dimanche 21 Août 2011 Salinelles 18h

chapelle st Julien tarif C et E

 

« Vox Bigerri »

Polyphonies de Bigorre et du Béarn.

 

Ce chœur d’hommes spécialisé dans les Polyphonies des Pyrénées de Bigorre et de Béarn est né du désir de faire sonner ce répertoire occitan en le confrontant avec d’autres polyphonies traditionnelles (Sardaigne, Corse, Pays Basque, Italie, Catalogne sud,…) et d’autres esthétiques musicales (créations inspirées des mythes et des images légendaires). Né en 2004 à Tarbes, Vox Bigerri s’est rapidement fait connaître. Ces six chanteurs nous offrent la passion, l’intensité et l’émotion qui donnent son alchimie à la polyphonie du groupe. Sous la direction de Pascal Caumont le groupe s’appuie sur des travaux de recherches qu’il effectue, de la péninsule italienne en passant par les diverses îles de la Méditerranée jusqu’aux chants des deux versants des Pyrénées, de la Catalogne au Pays Basque en passant par la Bigorre et le Béarn. Portées par le vent des cimes, leurs voix font entendre le souffle d’une tradition en devenir avec une force poignante et généreuse. Le 3ème album enregistré en mai 2011 a pour thème principal la mise en face à face de créations et des traditions. L’autre partie de l’album est réservée aux chants de bergers

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Dimanche 28 août 2011 Salinelles 18h

chapelle st Julien tarif C et E

 

Bertrand Cuiller récital de clavecin 

 

" L'Europe selon Bach ",

 

Concerto italien, Fantaisie chromatique et fugue, Ouverture à la française.

 

Bertrand Cuiller débute à huit ans le clavecin avec sa mère, Jocelyne Cuiller. Pendant ses études au Conservatoire de Nantes, il commence à travailler avec Pierre Hantaï, auprès de qui il étudiera pendant de nombreuses années.  A dix-sept ans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Christophe Rousset. Encore étudiant, il remporte en 1998 le troisième prix au concours international de clavecin de Bruges, puis sort du Conservatoire diplômé à l’unanimité des classes de clavecin et basse continue.  Bertrand Cuiller se produit en soliste dans de nombreuses villes d’Europe, dans des festivals et lieux prestigieux comme les Folles Journées, la Roque d’Anthéron, la Cité de la Musique, Saintes, Utrecht, Arques-la-Bataille, Sablé, Pontoise, les Concerts Parisiens, le Printemps des Arts de Nantes, ainsi qu’aux Etats-Unis, au Japon,...
Ses enregistrements lui valent souvent les plus belles récompenses, particulièrement son disque « Pescodd Time », consacré à William Byrd, Peter Philips et John Bull, chaleureusement accueilli par la critique: Diapason d'or, Choc du Monde de la musique, Joker de Crescendo, 9 de Classica, ainsi qu'un coup de coeur de l'Académie Charles Cros.

 

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dimanche 4 septembre - Beaulieu 17h

Chapelle N. Dame de Pitié

 tarif E


Musiques d’Occitanie

Musiques traditionnelles anciennes d’Occitanie et de Provence

 

André Gabriel : galoubet – tambourin…

 


Le cadre agreste de la véranda de la chapelle N. Dame est idéal pour se laisser porter par le charme des divers galoubets et tambourins qu’affectionne André Gabriel. Une belle façon de finir cette journée de fête de la chapelle qui débute le matin par une messe 11h.suivie d’un repas sur place (inscriptions 06 62 23 79 41 – 04 67 86 44 59).

André Gabriel est titulaire de plusieurs médailles d'or. Professeur de galoubet/tambourin aux conservatoires nationaux de région de musique de Marseille et d'Avignon , Majoral du Félibrige, il possède en outre à son actif de nombreux prix internationaux. Il dit de lui : « Je ne suis qu'un passeur, de musique et de passion » Musicien, tambourinaire, carillonneur, il s'est produit dans de nombreux concerts en Europe, en Amérique Latine, en Afrique, au Japon et aux États-Unis. Son immense talent mais aussi sa profonde connaissance de la culture provençale et des musiques anciennes font de lui le plus célèbre des tambourinaires de Provence.

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Renseignements pratiques  :

 

Renseignements et bureau de location : Office de Tourisme de Sommières : 04 66 80 99 30

Location par correspondance ouverte.

à adresser à l’Office de Tourisme de Sommières,

5 Quai Frédéric Gaussorgues 30250 Sommières -

Location sur place : l’Office du Tourisme de Sommières à partir du mardi 5 juillet 2011 – de 9h30.à 12h30.et de 14h à 18h.-  (tous les jours du lundi au vendredi sauf jours de fête)

Tarifs :

Normal : A 30 € - B 25 € - C 20 € - E 15€

Réduit : D 20 € - E 15 € - (moins de 25 ans et ayants droit sociaux)

A Villevieille participation à l’opération Culture du Coeur

Les programmes sont donnés sous réserve de modifications éventuelles.

 

Dons de soutien au festival :

don de soutien : 20 € ou montant de votre choix

Merci aux personnes qui veulent bien ajouter un chèque de soutien à celui de leur achat de places.

En effet nous avons besoin de votre soutien en raison d’une omortante baisse de subvention en 2011.

 

Adhésion à l’association de sauvegarde la chapelle de Salinelles :

MEMBRE DE SOUTIEN : 10 €.    MEMBRE BIENFAITEUR : 20 € 

 

Aide à la promotion du festival :

Vous pouvez nous aider en diffusant autour de vous et dans votre localité affiches et dépliants du festival auprès des commerces et lieux publics. Documents à votre disposition à l’Office de Tourisme de Sommières.

Direction artistique : Daniel Ferrier

daferrier@wanadoo.fr

Le festival est organisé avec le soutien financier de :

La Région Languedoc-Roussillon

Du Département du Gard (Conseil Général)

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BULLETIN DE RESERVATION 2011

 

 

NOM__________________________________________

 

Prénom________________________________________

 

ADRESSE:______________________________________________________________________

 

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ADRESSE EMAIL :_______________________________________________________________

 

TELEPHONE:____________________

 

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Villevieille – mardi  2 août 20h – Nuit des Grands Quatuors : 30 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

Villevieille –  vendredi 5 août 21hl5 – Trio Wanderer : 30 €
                place(s) :    X             =                            €uros

Salinelles –  samedi 6 août 21hl5 – Barbara Furtuna : 25 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

Villevieille –  mardi 9 août 21hl5 – Guillaume Coppola : 25 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

Salinelles –  samedi 13 août 20h – Da Pacem_ Chopin: 20 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

Salinelles –  vendredi 19 août 21h15 – Musica Antiqua : 20 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

Salinelles –  dimanche 21 août 18 h. – Vox Bigerri : 20 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

Salinelles –  dimanche 28 août 18h – B. Cuiller - Bach: 20 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

Beaulieu chapelle ND  –  dimanche 4 septembre 17h – André Gabriel 15 €
                 place(s) :    X             =                            €uros

don de soutien au festival de Villevieille-Salinelles
(importante baisse de subvention en 2011)                          €uros

adhésion à l’association de la chapelle de Salinelles
                                                                                 €uros

montant TOTAL =                                               €uros.

 

buffet repas du 2 août salle voûtée du château de Villevieille21h30 :
                 personne(s) :  X     30 €        =                           

buffet repas du 13 août à Salinelles à 21h30 :
                 personne(s) :  X     20 €        =                           

 

 ( établir un chèque à part pour les repas, merci )

Bulletin de réservation ci-joint à envoyer accompagné du règlement à :

Festival de Villevieille 

Office de Tourisme

5 Quai Frédéric Gaussorgues 30250 SOMMIERES

vos places seront à votre disposition au guichet le soir du concert,

si vous préférez les recevoir avant, merci de joindre à votre envoi une enveloppe timbrée à votre adresse.

Billets ni remboursés ni repris,

 en cas de mauvais temps les concerts de Villevieille ont lieu au sanctuaire de Prime Combe ou au Temple, ou à l’église de Sommières.

Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts 2011
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 15:47

En prélude à l'édition 2011 du festival :


 

Musique sacrée à Castries 

 

mardi 19 avril 2011

Eglise paroissiale St joseph de Castries 20h.30

 

Quatuor Enesco 

Constantin Bogdanas violon, Florin Szigeti violon,

Vladimir Mendelsshon alto, Dorel Fodoreanu violoncelle

 

Père Patrice Sabater,

récitant

 

Joseph Haydn :

« Les 7 Dernières Paroles du Christ en Croix »

 

Tarif : 20€

Réduit (moins de 25ans et ayants droit sociaux) 10€

Ouverture billetterie à partir de 19h.

 

Réalisation : Festival de Villevieille

 

 

Une œuvre riche et inspirée, interprétée dans son contexte.

 

Grâce à la télévision nous avons pu voir des opéras comme Tosca, La Traviata et plus récemment Rigoletto se dérouler dans les temps et les lieux de leur action. Cette recherche d’authenticité vaut également pour le concert, notamment pour la musique sacrée lorsqu’elle trouve son cadre naturel dans une église et aussi le contexte précis dans lequel elle a été créée, comme cette œuvre de Haydn, composée pour répondre à la commande d’un chanoine de Cadix voulant une musique instrumentale commentant les sept dernières paroles de Jésus sur la croix, destinée à être jouée pendant le Carême.

L’œuvre, sous sa forme orchestrale, est donnée en l’église Santa Cueva de Cadix le 6 avril 1786. Suivront une version sous forme d’oratorio, avec chœur, solistes et orchestre ; une réduction pour piano et une autre version, pour quatuor à cordes.

 Cette composition devait s’adapter à la disposition qui mettait en scène la lecture du texte évangélique. « Les murs, les vitraux et les piliers de la cathédrale étaient recouverts de draps noirs.  Seule une grosse lampe suspendue au centre éclairait ces divines ténèbres. A midi, on fermait toutes les portes et la musique commençait. Après un prélude adapté aux circonstances, l’archevêque montait en chaire et lisait l’une des sept paroles sur laquelle il prononçait un sermon. Quand il avait terminé, il quittait la chaire et tombait à genoux devant l’autel. La musique comblait cet intervalle. L’évêque montait à nouveau en chaire….Chaque fois qu’il s’était tu l’orchestre reprenait ».

Haydn a présenté lui-même son œuvre, dans une lettre à son éditeur : « Chacune des sonates, chacun des textes plutôt, est rendu par une musique uniquement instrumentale, de telle sorte que même dans l'âme de ceux qui savent très peu de choses, elles suscitent l'impression la plus profonde. »

C’est donc dans cet esprit que ce concert a été organisé afin de donner tout son sens à ces 7 mouvements de quatuor, 7 moments de méditation qui prolongent ou accompagnent le recueillement, la réflexion. C’est ce qui rend précieuse la participation du Père Patrice Sabater, responsable de la paroisse St joseph de Castries en tant que récitant pour proclamer chacune des 7 paroles en les accompagnant d’un commentaire approprié.

Ces sept mouvements lents – huit si nous comptons l' Introduzione-, témoignent d’une richesse de l’invention musicale dans les rythmes, la dynamique, les tonalités, la sélection des thèmes et une peinture sonore et expressive exceptionnelle. Le climat expressif de l’ensemble reste constamment d'une intensité et d'une ferveur suprêmement émouvantes.

 

L’œuvre commence par une introduction solennelle, puis sept sonates commentant chacune l’une des paroles attestées par les Evangiles, le Terremoto enfin, conclusion dramatique évoquant le tremblement de terre qui secoue Jérusalem à la mort du Christ.

La musique de Haydn exprime ici la sérénité, l’immobilité, l’éternité dans un climat de grande ferveur.

Sans rechercher une expressivité particulière, cette musique est propre à la méditation et à la prière.

 

Le cadre de l’église paroissiale de Castries qui vient d’être entièrement rénovée se prête bien à ce concert qui a la prétention d’être un peu plus qu’un simple concert même si l’interprétation propre au Quatuor Enesco est de nature à satisfaire pleinement les attentes des purs mélomanes. L’ensemble jouit d’une réputation qui le classe au rang des meilleures formations actuelles. Leur lecture de l’œuvre de Haydn est bien celle de la tradition viennoise à laquelle ils apportent une touche personnelle que leur permet leur parfaite maîtrise du sens du phrasé, de l’art de la respiration musicale. Leur interprétation est toujours chaleureuse, vivante, inspirée. C’est donc à une soirée à tous égards exceptionnelle que sont conviés certes les castriotes mais aussi tous les mélomanes de l’agglo intéressés.

 

Mardi 19 avril église paroissiale de Castries à 20h 30

Tarif : 20€

Réduit (moins de 25ans et ayants droit sociaux) 10€

Ouverture billeterie à partir de 19h.

Organisation : festival de Villevieille

 

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Analyse musicale de l’oeuvre

 

1 Introduzione: Maestoso ed Adagio

 

2- Sonata I : Largo

Luc- 23,34 : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

 

3- Sonata II : Grave e Cantabile

Luc- 23, 43 : « Aujourd’hui tu seras avec moi au Paradis. »

 

4- Sonata III : Grave

Jean- 19,26 : « Femme, voici ton fils et toi, voilà ta mère. »

 

5- Sonata IV : Largo

Mathieu- 27,46 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

 

6- Sonata V : Adagio

Jean- 19,28 : « J’ai soif »

 

7- Sonata VI : Lento

Jean- 19,30 : « Tout est accompli »

 

8 – Sonata VII : Largo ; Il Terremoto : Presto e con tutta la forza

Luc-23,46 : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit »

 


 

 

Introduzione. – Maestoso ed adagio ( mineur)

Grandiose et austère, dès les premiers accords, cette page garde une vigueur que confirme les violentes battues d’accompagnement, les rythmes différents affectés aux idées thématiques confiées au violon, ainsi que  les forts contrastes dynamiques qui structurent le phrasé.

Sonate I – Largo 

Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Le chant du violon se déroule sur l’ostinato rythmique des basses avec de troublantes échappées vers d’autres tonalités apportant un éclairage plus tamisé ou plus dramatique. Le contre-chant du deuxième violon ne fait que contribuer à la prière.

Sonate II – Grave et cantabile

Aujourd’hui tu seras avec moi au Paradis

Page de grande ferveur. Le violon déroule sa mélodie sur battements, pizzicati ou accords brisés des basses ; une mélodie chère à Haydn fortement apparentée à celle de l’hymne cantique impérial Gott erhalte Franz den Kaiser, avant qu’elle ne devienne celle du Deutschland über alles.

Sonate III – Grave

Femme, voici ton fils et toi, voilà ta mère

Le climat assombri par le premier accord s’apaise un peu sur le chant du violon, qu’accompagnent vite quelques dissonances quand il ne s’adonne pas lui-même à  d’étranges et douloureux frottements oscillant entre tendresse et horreur.

Sonate IV – Largo

Père, Père, pourquoi m’as-tu abandonné !

Le drame de Jésus soudain effrayé se déroule sur la pulsation rythmique ternaire caractéristique de cette œuvre. La mélodie principale est issue de celle de la Sonate II. Elle tourne sur elle-même en volutes teintées de chromatismes inquiétants. Cette page poignante d’émotion qui  reste dans sa tonalité mineure apparaît comme le cœur de l’œuvre.

Sonate V – Adagio

J’ai soif.

Après deux accords d’introduction, le violon chante sur une curieuse trame de pizzicati. Le climat change soudain, l’écriture se transforme et devient plus polyphonique. Le thème en notes répétées s’appuie sur des valeurs plus longues à la basse. Avant la réexposition du thème le développement se termine sur un changement de registre : tout se déplace dans les aigus et les sonorités du violon perdent de leur douceur. 

Sonate VI – Lento

Tout est accompli

Un pesant motif descendant de cinq notes à l’unisson introduit cette page d’un souffle admirable et très symphonique. Le développement qui se déroule sur les cinq notes initiales servant de cantus firmus, atteint une grande densité. Cet exercice de contrepoint n’exclut pas une longue mélodie presque dansante. Haydn confirme ici son détachement du texte évangélique.

Sonate VII – Largo ; Il Terremoto- Presto e con tutta la forza

Entre tes mains, Père je remets mon esprit

Musique éthérée que celle de cette dernière sonate en laquelle tout se détache du matériel. Les quatre instruments se partagent la mélodie. Le rythme perd de sa rigidité  et accepte quelques syncopes. La reprise donne au violon le loisir d’orner la mélodie de petite mélismes et de volutes évoquant les vocalises jubilatoires de toute musique d’église. 

Sans transition éclate la colère des éléments. Musique rapide, hachée que cette évocation du tremblement de terre. Unisson effrayant, puis petits bonds du violons, trémolos, trilles, traits rapides en fusée, tout ce vocabulaire, confirme que la terre a frémi de colère. « Le voile du Temple se déchira, les rochers de fendirent, les tombeaux s’ouvrirent… »

A aucun moment Haydn ne prive l’auditeur de sa liberté d’imagination. Le chemin de chacun n’en devient que plus riche. Cette musique à la simplicité savamment calculée ouvre un champ élargi à la prière et à la contemplation.

Catherine Michaud.

 

 


Le Quatuor Enesco

 

  Diapason d’Or  - Grand Prix du Disque de l’Académie Française du Disque  - Premier Grand Prix du Concours International de Musique de Chambre Paris

Le QUATUOR ENESCO s’est constitué en 1979 ; souhaitant honorer la mémoire de l’illustre Georges ENESCO (1881-1955), ils donnent son nom au Quatuor. Leur rencontre avec les célèbres musiciens Sandor Vegh, Norbert Brainin et Sergiu Celibidache fut de la plus haute importance : le QUATUOR ENESCO s’affirme sur le plan international dès le début de leurs études avec ces grands artistes avec lesquels ils ont entretenu des relations privilégiées.

Leur répertoire se distingue par un très grand nombre de quatuors, aussi bien que de nombreuses œuvres allant du quintette à l’octuor, comprenant des pages classiques et romantiques des 18e et 19e siècles, ainsi que de la musique du 20e siècle, qui occupe une place importante dans leurs programmes. Ils ont interprété un grand nombre d’œuvres contemporaines pour quatuor à cordes composées par : Philippe Hersant, Serge Nigg, Henri Sauguet, Jean-Jacques Werner, Pierre–Max Dubois, Nicolas Bacri, Nicolas Philippot, Jesus Guridi, Xavier Montsalvatge, José Peris Lacasa, Carmelo Bernaola, Josep Soler et José Garcia Roman. Parmi eux, nombreux sont ceux qui ont écrit des œuvres spécialement pour le Quatuor ENESCO.

Ils sont régulièrement invités dans les principaux festivals :Besançon, Prades, La Chaise-Dieu, Montpellier, Paris, Sully, Cannes, Barcelona, Santander, Granada, Stavelot, Echternach, Kuhmo, Guildford, Basel, Bucarest, et ils ont joué avec de grands artistes tels que : Olivier Charlier, Luis Claret, Jean-Philippe Collard, Liat Cohen, Patrice Fontanarosa, Youri Egorov, Pascal Gallet, Ivry Gitlis, Michel Lethiec, Roberte Mamou, Paul Meyer, Aurèle Nicolet, Marielle Nordman, Régis Pasquier, Jean-Pierre Rampal, Mstislav Rostropovitch, Michel Strauss, Gabriel Tacchino, Romeo Tudorache, Haruko Ueda, Jean-Claude Vanden Eynden, Narciso Yepes, etc.…

Le Quatuor ENESCO a joué dans les plus prestigieuses salles du monde : Salle Gaveau, Salle Pleyel et Théâtre des Champs Elysées à Paris, Teatro Real et Auditorio Nacional de Madrid, Fondation Gulbenkian à Lisbonne , Concertgebouw d’Amsterdam, Wigmore Hall à Londres, Library of Congress de Washington, entre autres.

Tous les ans, le Quatuor est invité pour des master classes dans les hauts lieux de la musique en France, aussi bien qu’en Belgique, Espagne, Suisse et Finlande.

Le Quatuor ENESCO a participé au Festival Georges Enesco à Bucarest, au Festival Ivry Gitlis en France, au Koblenz Festival en Allemagne, au Festival de Xalapa au Mexique, ainsi que pour la XVIIe année consécutive au Cycle de concerts de la Fondacion Areces de Madrid en Espagne. Au Festival de Kuhmo en Finlande, leur interprétation a été choisie pour figurer dans le CD live du Festival. Tournées et concerts sont prévus au Luxembourg, aux Pays-Bas, Belgique, Espagne et en Italie (Venise, Roma, Milano), participation dans les Finland Days à La Haye (Pays-Bas) et à Paris. Ensuite le Quatuor Enesco est en Scandinavie (Suède, Finlande et les Républiques Baltes), puis en Autriche, Allemagne, Grande Bretagne, Israël, et en septembre 2009 au « Festival Georges Enesco » à Bucarest. Un deuxième CD dans le cycle Chefs d’œuvres du XXe siècle est publié fin 2009.

 

Leur discographie comprend de nombreux enregistrements pour les maisons françaises de disques Arion, Pierre Verany, Forlane, Rem, ainsi que Claves (Espagne), Novalis (Suisse) et CPO(Allemagne), avec des œuvres de : Schubert, Schumann, Dvorak, Boccherini, Cherubini, Debussy, Ravel, Franck, Chausson, Vierne, Enesco, Janacek, Bartok, Chostakovitch, Guridi. Pour l’enregistrement de Franck et Chausson, avec le pianiste Gabriel Tacchino, ils ont obtenu le Diapason d’Or, et pour le CD comprenant trois quatuors de musique contemporaine française de Nigg, Hersant, Philippot on leur a décerné Le Grand Prix de l’Académie Française du Disque . En Espagne, leur enregistrement des deux quatuors de Guridi a été élu Meilleur disque de l’année .

Ils ont le rare privilège d’être invités à jouer régulièrement sur le quatuor d’instruments Stradivarius – unique au monde – appartenant à la Cour Royale d’Espagne.

Pierre Petit, le célèbre critique musical, dans un article du Figaro , les a nommés « les messagers de la poésie  », et en parlant de leur «  chaleur et virtuosité  », il concluait : « décidément, le quatuor Enesco est un très grand quatuor  ».

Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts 2011
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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 16:53

 

mardi 10 Août 2010 - Villevieille - Quatuor Enesco :

Constantin Bogdanas violon - Florin Szigeti violon  - Vladimir Mendelsshon alto  - Dorel Fodoreanu violoncelle - Jean Ané  contrebasse - Pascal Gallet  piano.

Schumann:quatuor n°1 - Franz Schubert:   Quartettsatz - « La Truite » Quintette piano

   

 

Pas facile de revenir à froid sur un concert déjà lointain même si c'était il n'ya pas encore deux mois. Mais quel plaisir de retrouver à travers les images un peu des émotions musicales de la soirée.

Pascal Gallet fait désormais partie des invités fidèles du festival. Le public des habitués a un réel  plaisir à le retrouver. Il a une personnalité attachante et une belle présence sur scène où il affirme un authentique tempérament musical. Il assure et domine par son jeu précis, inspiré. Il sait faire passer son interprétation et surtout il sait communiquer au public l'envie d'écouter, de le suivre dans son itinéraire musical.  

Que dire de plus du Quatuor Enesco si ce n'est qu'une longue histoire d'amitié me lie à chacun des membres. Chaque nouveau concert est un pur bonheur et une joie, celui-là en particulier avec la soirée qui a commencé avec ce petit bijou qu'est le quatuor n°1 de Schumann (dont on fête cette année le 200ème anniversaire de sa naissance). Le seul mouvement lent devrait lui valoir une plus grande célébrité. Avec les Enesco nous voilà encore une fois plongés dans une ambiance de recueillement, de partage, dans un de ces rares moments de musique inspirée où public et interprètes sont à l'unisson...  

Ce concert a permis aussi de renconter avec bonheur le contrebassiste solo de l’Orchestre National de Montpellier, Jean Ané qui s'est parfaitement intégré à l'ensemble dans  le chef d’œuvre le plus célèbre de Schubert, « la Truite » interprétée en deuxième partie et qui a bien sûr produit l'effet escompté sur le public. Un seul regret : que la soirée ne se soit pas prolongée en nuit de la musique, comme cela se faisait certaines années, avec les deux autres quatuors de Schumann...

 

Ambiance et nostalgie déjà, avec le reportage photo de la répétition, juste avant le concert, regardez : cliquez sur les images pour ouvrir les diaporamas, celui de la répétition et celui du concert.

 

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

la répétition.


Fichier hébergé par Archive-Host.comle concert.

Par Daniel - Publié dans : compte rendu concerts 2010
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 10:56

Vendredi 3 septembre Beaulieu 21h15

Chapelle N. Dame de Pitié

 

Récital Orgue et Trompette

Bernard Soustrot trompette - Jean Dekyndt orgue

 

Magnificat du 4ème ton (trompette et orgue)

A. DE CABEZON

Partite sur « O Gott, du Frommer Gott », BWV 767 (orgue)

J. S. BACH

Concerto en si mineur (trompette et orgue)         

J. G. WALTHER

Transcription : Jean DEKYNDT

Allegro   Adagio   Allegro

Magnificat du 5ème ton (orgue)

H. PRAETORIUS

Concerto n° 6, en ré mineur (trompette et orgue)

M. CORETTE Transcription : Jean DEKYNDT

  Allegro   Andante   Presto

 

Le Festival retrouve Beaulieu pour sa soirée de clôture qui aura lieu dans la chapelle Notre Dame de Pitié vendredi 3 septembre à 21h15. Ce concert de musique sacrée vient en prélude à la fête de la chapelle fixée au dimanche 5. A cette occasion, et pour la première fois dans la véranda, résonnera de tout son éclat un orgue véritable de grande dimension, avec des tuyaux, une mécanique, une soufflerie, des jeux. La présence d’un trompettiste de renom ne peut que donner davantage de relief à ce qui s’annonce comme un évènement tant pour les beaulieurois que les festivaliers.

On ne présente plus Bernard Soustrot, sa réputation n’est plus à faire tant son talent de trompettiste a dépassé nos frontières. Grand Ambassadeur de l’école Française des cuivres, couronné plusieurs fois par de grands Prix internationaux  (Genève, Prague etc…) Grand Prix de l’Académie du Disque Français, il conjugue, à l’expression de son art, une action de directeur artistique de grands festivals, et de professeur au conservatoire.

Jean Dekyndt est organiste de la cathédrale de Montpellier et titulaire du grand orgue de la Cathédrale Saint Nazaire de Béziers. Il dirige aussi le conservatoire Régional de Montpellier. Pour permettre à un large public de découvrir la musique d’orgue il utilise un instrument mobile malgré ses dimensions imposantes : Cet orgue est la réalisation d’un idéal : celui de pouvoir jouer de l’orgue aussi bien dans une église qui n’en est pas pourvue que dans un lieu où sa présence est inattendue. A ce désir s’ajoute, à l’instar des pianistes et des clavecinistes, le plaisir pour le musicien d’être proche du public. L’installation de « l’instrument roi » sur une scène apporte à l’auditeur l’élément visuel du jeu de l’organiste habituellement tenu secret en tribune.

Tarif : 20 €, 15€  réduit

Renseignements et location :

Office de Tourisme Sommières 04 66 80 99 30 et sur place le soir du concert

 

 

 

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Bernard SOUSTROT :

Trompettiste

Grand Ambassadeur de l’école Française des cuivres.

Couronné plusieurs fois par de grands Prix internationaux

 (Genève, Prague etc…)

Bernard SOUSTROT parcourt le monde, invité par les grands orchestres et les grands chefs .

Grand Prix de l’Académie du Disque Français, il conjugue, à l’expression

de son art, une action de directeur artistique de grands festivals, et de professeur au conservatoire.

 

Jean DEKYNDT

Originaire du Nord de la France, Jean DEKYNDT débute ses études musicales au Conservatoire de Lille et les poursuit au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il obtient en 1974 le Prix du concours d’orgue R. LARTISIEN.

Invité de nombreux festivals, il se produit régulièrement en récital, en soliste avec orchestre ou en duo avec le trompettiste Bernard SOUSTROT.

Il est aujourd’hui organiste de la Cathédrale Saint Pierre de Montpellier et titulaire du grand orgue de la Cathédrale Saint Nazaire de Béziers.

 

Jean DEKYNDT complète sa carrière de musicien par des fonctions pédagogiques et administratives en assurant la direction du Conservatoire à Rayonnement Régional de Montpellier Agglomération.

En 2004, il est nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.

 

 UN ORGUE LÀ OÙ ON NE L’ATTEND PAS

Cet instrument mobile est la réalisation d’un idéal : celui de pouvoir jouer de l’orgue – un vrai, avec des tuyaux, une mécanique, une soufflerie… – aussi bien dans une église qui n’en est pas pourvue que dans un lieu où sa présence est inattendue.

A ce désir s’ajoute, à l’instar des pianistes et des clavecinistes, le plaisir pour le musicien d’être proche du public. L’installation de « l’instrument roi » sur une scène apporte à l’auditeur l’élément visuel du jeu de l’organiste habituellement tenu secret en tribune.

La complicité établie avec le facteur Robert CHAUVIN de DAX a rendu possible la construction d’un orgue de 7 jeux répartis sur 2 claviers manuels et un pédalier. Le choix judicieux des plans sonores permet à la fois l’accompagnement et le jeu en soliste dans un répertoire le plus large possible.

La vocation de cet instrument-voyageur est d’aller à la rencontre d’un nouveau public pour l’initier à l’orgue.

Jean DEKYNDT

Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts de 2010
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 11:40

Dimanche 22 Août 2010 Salinelles 18h

chapelle st Julien

 

« La Cabane de Sainte Colombe »

Ensemble à 2 viole esgales

 

Sylvia Abramowicz et Jonathan Dunford, basses de violes.

 

Œuvres de :

Mr de Sainte Colombe, Marin Marais (Tous les matins du monde)

Dubuisson,

Nicolas Hotman.

 

Renseignements, location :

Office de tourisme Sommières

04 66 80 99 30

 

 

 

A 2 Violes Esgales est éclos de la rencontre de 2 musiciens, Jonathan Dunford et Sylvia Abramowicz, qui vivent une passion commune : la Viole de Gambe.

Impressionnés par le nombre d'oeuvres tombées dans l'oubli depuis le XVIIème siècle, ils se sont donnés à coeur de nous les faire entendre. En plus d'un contact très particulier avec le public, leur programmation originale est très diversifiée et génère des réactions des plus chaleureuses, ce qui leur vaut des invitations par de nombreux festivals (Festivals d’Ile de France, Centre Musique Baroque de Versailles, Cité de la Musique, Amérique du Nord & Sud, Asie.)

 

Selon l’anecdote « il prenoit le temps en été que Sainte Colombe étoit dans son jardin enfermé dans un

petit cabinet de planches, qu'il avoit pratiqué sur les branches d'un Mûrier, afin d'y jouer plus

tranquillement et plus délicieusement de la Viole ».

Glissez vous donc sous ce cabinet pour découvrir les merveilles de la viole de gambe.

Un voyage initiatique et envoûtant dans l’univers d’un instrument des plus séduisants.

 

Jonathan Dunford

 

Jonathan Dunford est américain d'origine et français d'adoption. Il se montre au fil des années, une des principales personnalités dans la restitution du répertoire pour la basse de viole soliste au XVIIe siècle.

 

Après des études musicales au Conservatoire de New England, il obtient sa maîtrise puis une bourse pour se perfectionner auprès de Jordi Savall à la Schola Cantorum de Bâle ; puis passe son Diplôme d'Etat de musique ancienne en France.

 

Jonathan Dunford fait des recherches à la Bibliothèque Nationale et dans différents centres du monde entier sur les musiques inédites pour viole seule. Les publications venant de ces recherches sont publiés aux Cahiers du Tourdion à Strasbourg, la Société Française de Musicologie  et le New Grove's Dictionary. En 2004, il est nommé chef d’atelier pour la viole pour la banque de données « Philidor » au Centre de Musique Baroque de Versailles.

 

Il a publié de nombreux articles sur la viole (Goldberg, l’Oeil, livrets de disques), et participe régulièrement à des émissions radiophoniques (France-Musique, Radio Bleu, etc.) et à des émissions de télévision (Mezzo).

 

Sa discographie principalement chez Accord (Universal Music, France) est un reflet de son amour porté à la viole. On le retrouve dans des formations diverses et dans un répertoire allant du XVIe au XXIe siècle: musique de la renaissance au cœur d’un consort de viole, répertoire élisabéthain accompagnant des chanteurs, musique baroque en solo ou petite formation, musique traditionnelle chinoise en passant par des improvisations sur une viole électrique avec le guitariste Fred Frith.

 

Il se produit en soliste avec son ensemble «A Deux Violes Esgales» qu’il a fondé avec la violiste Sylvia Abramowicz et en musique d’ensemble au sein de formations telles que XVIII-21 Musique des Lumières (Jean-Christophe Frisch), La Compagnie Baroque (Michel Verschaeve), ou l’orchestre baroque Le Parnasse Français. Il vit à Paris depuis 1987.

 

 

 

Sylvia Abramowicz

 

Sylvia Abramowicz a été séduite très tôt par la musique ancienne. Elle commence son apprentissage par la flûte à bec à l’âge de sept ans puis découvre la viole de gambe à l’âge de quatorze ans à la Schola Cantorum de Paris. Elle approfondit sa formation au Conservatoire Royal de La Haye (Pays-Bas) et étudie ensuite la viole avec Jordi Savall en 1984 à la Schola Cantorum de Bâle. 

Après un court séjour aux Etats-Unis (Bloomington, Indiana University), elle obtient en 1988 le Diplôme d’Etat d’Instruments Anciens puis en 1998 le Certificat d’Aptitude de Musique Ancienne. Elle enseigne la viole au Conservatoire de Saint-Cloud.

Sylvia Abramowicz est invitée à jouer avec les principaux ensembles de musique ancienne (le Poème Harmonique, la Fenice, l’ensemble Pierre Robert, Doulce Mémoire, Akademia, Daedalus, le Collegium Vocale de Gand,…), avec une prédilection pour la musique renaissance, pour les assemblages inédits de musiques traditionnelles/musiques anciennes et pour les créations de musiques nouvelles.

En 1985 elle fonde avec Jonathan Dunford l’ensemble A Deux Violes Esgales, qui se produit régulièrement en Europe, Asie et aux U.S.A.

Sylvia Abramowicz a participé à de nombreux enregistrements pour Accord/Universal, Alpha, Zig-Zag Territoires, Virgin, Naïve, etc….

 

 

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Programme des oeuvres interprétées:


 

Monsieur de Sainte Colombe                                                                     Le Meslé

 (deuxième moitié du 17ème siècle)

                                                                                              Extraits des Concerts a 2 Violes Esgales

 

Jean Lacquement dict Dubuisson            Préludes, Courante, Sarabande, Bourrée

 (deuxième moitié du 17e siècle)

 

Nicolas Hotman                                   Courante & variations

(Bruxelles, avant 1614- Paris 1663)

                                                          

Monsieur de Sainte Colombe      

(deuxième moitié du 17e siècle)                                Tombeau - Les Regrets -

Quarillon- Appel de Charon-Les Pleurs-Joye des Elizées- Les Elizées

            Concerts a 2 Violes Esgales

 

Jean-Baptiste Lully   Pièces en tablature du manuscrit de Kassel

 (1632 - 1687)

                                                                                   Menuet d’après Menuet pour les Faunes et les Dryades

Les amants magnifiques (1670) & le bourgeois gentilhomme (1670)

 

Usez mieux, ô beautés fières du pouvoir

Les plaisirs de l’île enchantée (1664)

 

                                                                       Ritornelle d’après « Dans ces charmantes retraites »

La grotte de Versailles (1668)

 

Serenade d’après“Sommes-nous pas trop heureux”

Ballet de l’Impatience (1661)

 

Ritornelled’après « Tranquilles coeurs, preparez-vous »

Triomphe de l’amour (1681)

 

Bourrée de St Germain d’après Bourrée pour les nymphes

Ballet de Flore (1669)

 

                         Chaconne de Galathé d’après Acis et Galatée (1686)

(Manuscrit suédois Lund  « Wenster)

___

 

Ste Colombe le fils                                                                          Prélude          

(début du 18ème siècle)                                  Fort lentement - gay - lentement (à discrétion) - gay -  lentement

 

Marin Marais                             Folies d’Espagne 

( (31 mai 1656-15 août 1728)                        manuscrit  de la Bibliothèque Nationale d’Ecosse (avant 1685)

 

Trois générations de virtuoses français ont porté l’art de la viole de gambe à son apogée.

Baroque par excellence, cet instrument règne dans les salons et s’épanouit à l’opéra où il s’exprime comme soliste au sein de l’orchestre naissant .

Sublimé par Marin Marais, membre de l’Académie Royale de Musique, il sera détronné par le violoncelle  à la fin du XVIIIe siècle.

 

« De tous ceux qui ont appris à joüer de la Viole de Monsieur HOTMAN, on peut dire que Monsieur de SAINTE COLOMBE a esté son Ecolier par excellence, & que mesme il l'a beaucoup surpassé ; car outre ces beaux coups d'Archet qu'il a appris de Monsieur HOTMAN, c'est de luy en particulier que nous tenons ce beau port de main, qui a donné la dernière perfection à la Viole, a rendu l'execution plus facile & plus dégagéee, & à la faveur duquel elle imite tous les plus beaux agréments de la Voix ; qui est l'unique modelle de tous les Instruments : C'est aussi à Monsieur de SAINTE COLOMBE que nous sommes obligez de la septième chorde qu'il a ajoûtée à la Viole, & dont il a par ce moyen augmenté l'estenduë d'une Quarte. C'est luy enfin qui a mis les chordes filées d'argent en usage en France, & qui travaille contiuellement à rechercher tout ce qui est capable d'ajoûter une plus grande perfection à cét Instrument, s'il est possible. On peut aussi ne pas douter que c'est en suivant ses traces que les plus habiles de ce temps se sont perfectionnez, particulièrement Monsieur MARAIS, dont la science & la belle execution le distinguent de tous les autres, et le font admirer avec justice de tous ceux qui l'entendent. Tous ceux enfin qui ont l'avantage de plaire, en ont l'obligation aux principes de Monsieur de SAINTE COLOMBE, & si quelqu'un vouloit chercher la perfection du Jeu de la Viole par d'autres moyens il s'en eloigneroit, en sorte qu'il ne trouveroit jamais » (Jean Rousseau, Traité de la Viole,1687).

 

« Il est vrai qu’avant Marais Sainte Colombe faisoit quelque bruit pour la viole ; il donnoit même des Concerts chez lui, où deux de ses filles jouoient, l'une du dessus de Viole, et l'autre de la basse, et formoient avec leur père un Concert à trois Violes. Sainte Colombe fut le maître de Marais ; mais, s'étant aperçu au bout de six mois que son Elève pouvoit le surpasser, il lui dit qu'il n'avoit plus rien à lui montrer. Marais qui aimoit passionément la Viole, voulut cependant profiter encore du sçavoir de son Maître, pour se perfectionner dans cet Instrument ; & comme il avoit quelque accès dans sa maison, il prenoit le tems en été que Sainte Colombe étoit dans son jardin enfermé dans un petit cabinet de planches, qu'il avoit pratiqué sur les branches d'un Mûrier, afin d'y jouer plus tranquillement & et plus délicieusement de la Viole. Marais se glissoit sous ce cabinet ; il y entendoit son Maître, & profitoit de quelques coups d'Archets particuliers que les Maîtres de l'Art aiment à se conserver ; mais cela ne dura pas longtems, Sainte Colombe s'en étant aperçu & s'étant mis sur ses gardes pour n'estre plus entendu par son Elève : cependant, il lui rendoit toujours justice sur le progrès étonnant qu’il avoit fait sur la Viole ; et étant un jour dans une compagnie où Marais jouoit de la Viole, ayant été interrogé par des personnes de distinction sur ce qu’il pensoit de sa manière de jouer, il leur répondit qu’il y avoit des Elèves qui pouvoient surpasser leur Maître, mais que le jeune Marais n’en trouveroit jamais qui le surpassât » (Évrard Titon du Tillet, Le Parnasse françois, 1732, article « Marin Marais »).

 

 

Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts de 2010
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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 22:51

 

Vendredi 20 Août 2010 Salinelles 21h15

chapelle st Julien

 

Kenneth Weiss Clavecin

Jean Sébastien Bach

« les variations Goldberg ».

 

 

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Avec « Les Variations Goldberg » nous sommes face à un monument de la musique, une des œuvres les plus célèbres de J.S. Bach. Composée pour un clavecin à deux claviers. Emblématique, elle est un incontournable du répertoire ancien.

Les voûtes romanes de la chapelle St Julien de Salinelles offrent un cadre idéal pour apprécier les sonorités du clavecin et ne rien perdre de la subtilité de toutes ses nuances et de ses couleurs.

 

Kenneth Weiss est un des meilleurs clavecinistes du moment. Son parcours est exceptionnel : diplômé du conservatoire américain d’Oberlin, puis élève de Gustav Leonhardt, ensuite assistant musical de William Christie, il devient vite l’invité des grandes scènes internationales et des festivals les plus prestigieux. Mais il aime venir se ressourcer dans des lieux inspirés comme la chapelle St Julien, au cœur de la nature et des vignes, sur les bords du Vidourle où sa musique trouve une dimension de plénitude.

La critique ne tarit pas d’éloges le concernant:

« Kenneth Weiss armorie la musique de Bach d'ornements vocaux - mordants, coulés, tremblements - d'une profusion amazonienne. Etoffant le chant sans l'étouffer, ce lyrisme triomphant hisse cette nouvelle version en tête de la discographie récente des Variations Goldberg. » .

Vendredi 20 Août 2010 Salinelles 21h15 Salinelles, chapelle st Julien

Renseignements : 04 66 80 99 30

 

Pour en savoir plus sur ce concert :

 

A propos des « Goldberg » :

 

« les Variations sont à la fois une méditation sur l’un et le multiple évoquant la méditation du mystère de la Trinité, une exploration de la profondeur et de la richesse cachée d’un matériau de base, comme on médite une parole de l’Ecriture, et enfin, pour reprendre l’image répandue dans la poésie baroque allemande, un voyage de l’âme sur l’océan de différentes passions, de différentes humeurs et envies, avant de revenir au port, par la paisible répétition finale de l’aria d’où l’on était parti. Aussi, puisqu’elles n’ont pas vraiment de titre, pourquoi ne pas les appeler, contre l’usage, les Méditations Goldberg ? » Augustin Lecoutour

 

 

 

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Kenneth Weiss :

Kenneth Weiss est né à New York où il suit ses études à la High School of Performing Arts. Il reçoit le diplôme du Conservatoire d’Oberlin aux États-Unis, puis continue ses études de clavecin avec Gustav Leonhardt au Conservatoire Sweelinck d’Amsterdam. Entre 1990 et 1993, Kenneth Weiss travaille avec l’ensemble Les Arts Florissants en tant qu’assistant musical de William Christie.

Depuis lors, Kenneth Weiss se concentre sur le récital et la musique de chambre et se produit sur les grandes scènes et festivals internationaux. En 2006, il donne des récitals à Nüremberg, Montpellier, Barcelone, Dijon, Genève, Anvers et à la Cité de la musique à Paris. En 2007, Kenneth Weiss est invité à donner des récitals à Madrid, La Roque d’Anthéron, Santander, Barcelone et San Sebastian.

Il se produit en tant que soliste avec Europa Galante, direction Fabio Biondi, ou encore avec le Collegium vocale Gent dirigé par Philippe Herreweghe et depuis 2005 il se produit en récital avec Fabio Biondi - Festival d’Aix en Provence, Théâtre de la Ville…

En collaboration avec la danseuse chorégraphe Trisha Brown, Kenneth Weiss assure la direction musicale du ballet M.O. sur l’Offrande Musicale de J. S. Bach, dont la création a lieu à la Monnaie de Bruxelles. En mai 1999, à l’invitation de William Christie, il dirige Les Arts Florissants dans Doux Mensonges du chorégraphe Jiri Kylian à l’Opéra de Paris, repris en mars 2001 et février 2004. Il assure également la co-direction avec William Christie du programme Le Jardin des Voix des Arts Florissants.

En décembre 2004 Kenneth Weiss assure la direction musicale d’une nouvelle production scénique de Dido & Aeneas de Purcell à l’Académie Européenne de Musique d’Aix en Provence, reprise au Festival d’Aix-en-Provence en juillet 2006. Toujours en 2006, il dirige l’Orchestre National des Pays des Loire à la Folle Journée de Nantes dans The Water Music et The Royal Fireworks Music de Haendel. En 2007, il dirige l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, celui de l’Académie Européenne du Festival d’Aix-en-Provence en tournée en Espagne, ainsi que l’Orchestre des Pays de Savoie. Réinvité par l’Académie d’Aix en Provence, il est à la tête du projet mis en scène autour du Combatimento de Monteverdi pour l’édition 2007 du Festival. En 2008, Kenneth Weiss dirige des reprises des productions de Dido & Aeneas et du Combatimento aux Opéras de Lille, Bordeaux et Monte Carlo, se produit en tournée dans un programme Haendel à la tête de The English Consort en France et en Espagne, et dirige une nouvelle production scénique de deux «Tonadillas Escenicas», des divertissements espagnols de la 2e moitié du 18e siècle d’Esteve et de Laserna, au Festival d’Almagro près de Madrid.

En 1995, Kenneth Weiss enregistre les Variations Goldberg saluées comme «un enregistrement surprenant et des plus intelligents, à placer auprès de ceux de Leonhardt et de Blandine Verlet» (Répertoire). Au sujet de son enregistrement des Partitas de Bach, sorti en 2001 sous le label Satirino Records, Le Monde écrit «sa manière calme, sereine, souple d’aborder ces suites de danses est d’une magnifique noblesse.» De son CD de Sonates de Scarlatti chez Satirino Records, sorti à l’automne 2002, Gramophone écrit: «superbement interprété à des tempi parfaitement choisis». Son CD de transcriptions d’opéras-ballets de Rameau en co-production avec la Cité de la musique sort en décembre 2003 et le Figaro écrit «Jean-Philippe Rameau crépite sous les doigts de Kenneth Weiss. Les transcriptions des Operas et ballets du génial Dijonnais sont un vrai régal pour les sens». En avril 2006, de nouveau avec la Cité de musique, sort son enregistrement du Concerto Italien, l’Ouverture à la Française et la Fantaisie et Fugue Chromatique de J. S. Bach: «Au-delà de sa digitalité sans faille, l’artiste semble ici au sommet de sa maturité, offrant à l’oreille un verbe musical où la flamme rivalise avec la grâce.» (À Nous Paris)

Le dernier enregistrement de Kenneth Weiss, les «Essercizi per gravicembalo» de Scarlatti, également pour Satirino label et coproduit avec le label de musique espagnole de la Caja Banque Madrid, Los SIGLOS de ORO, est sorti en novembre 2007 et remporte un «Choc de la musique» dans le Monde de la Musique. Il enregistre les Variations Goldberg le 12 octobre 2008 lors d’un récital au Théâtre St Louis à Pau qui sort en 2009, toujours pour Satirino records.

Kenneth Weiss est actuellement professeur au conservatoire National Supérieur de Paris et vient d’être nommé professeur de clavecin à la Juilliard School of Music à New York.

 

« ce lyrisme triomphant hisse cette nouvelle version en tête de la discographie récente »

De Glenn Gould à Pierre Hantaï, sans oublier Gustav Leonhardt, pas un interprète marquant de Bach qui n'ait remis les Variations Goldberg sur le métier, pour en livrer, à un intervalle plus ou moins espacé, deux versions - deux visions - discographiques différentes. A son tour, treize ans après un premier enregistrement en studio, le claveciniste américain Kenneth Weiss, à la faveur d'un concert à Pau, l'automne dernier, grave à nouveau, mais en live cette fois, la somme de ces trente variations. Non seulement pour bénéficier du surcroît d'inspiration et de stimulation que la présence d'un public proche et attentif infuse au jeu d'un interprète. Mais pour mettre à profit la maturité, humaine et musicale, que cette douzaine d'années lui a apporté.

Un enrichissement, à la fois affectif et expressif, analogue à celui que Bach ajoute, variation après variation, à son aria de départ (et d'arrivée, puisque, au final, elle est reprise telle quelle). Sarabande d'un élégant nonchaloir et d'un solide aplomb rythmique, cette aria mélodieuse se plie à de vertigineuses métamorphoses contrapuntiques (Fughetta no 10), essuie de gros orages harmoniques (Adagio en sol mineur no 25), endosse plusieurs déguisements scéniques (Ouverture à la française no 16, Quodlibet no 30), avant de se refermer comme la boucle d'un destin. Chef, instrumentiste, également professeur dans deux prestigieuses institutions (le CNSM de Paris et la Juilliard School de New York), Kenneth Weiss ne s'est jamais senti mieux armé qu'aujourd'hui pour enchaîner allègrement les étapes de ce voyage initiatique, même les plus rudes polyphoniquement. Partenaire de William Christie dans le répertoire de la musique baroque française, Kenneth Weiss armorie la musique de Bach d'ornements vocaux - mordants, coulés, tremblements - d'une profusion amazonienne. Etoffant le chant sans l'étouffer, ce lyrisme triomphant hisse cette nouvelle version (publiée avec une frugalité éditoriale autorisant un prix très allégé) en tête de la discographie récente des Variations Goldberg. Gilles Macassar  Telerama

 

 

 

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La signification des Variations

 

La genèse des Variations Goldberg, ce monument de la musique pour clavier, a donné lieu à de multiples légendes et erreurs d'interprétation. Le premier biographe de Bach, Forkel, dont les sources étaient principalement les fils de Bach, Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emmanuel, s'est parfois laissé aller à une réécriture romanesque de la vie du Maître.

Les rares certitudes résident dans la parution attestée, en 1741 ou 1742, de ce "Clavier Übung" (ce qui signifie, humblement, " exercices pour le clavier "), composé d' " une Aria et de diverses variations pour clavecin à deux claviers ", écrites " pour la récréation de l'âme des amateurs " par Jean-Sébastien Bach.

Alors, "récréation" ou "re-création" ? Cette musique, qui s'adresse à l'âme, la calme et la repose. Alors, oublions la légende de l'ambassadeur Kayserling, qui, selon Forkel, avait commandé cette œuvre pour ses nuits d'insomnie, que ce soit pour l'endormir ou le distraire : cette musique a peut-être le pouvoir de reconstituer l'âme aussi bien qu'une nuit de sommeil !

Johann Gottlieb Golberg, né en 1727, était le jeune claveciniste prodige (il avait 14 ans au moment de la publication des Variations) de la suite de Kayserling, et qui lui jouait, la nuit, la sublime aria ou quelques variations. Il fut élève de Bach à Leipzig. Ce génie mourut prématurément à l'âge de 29 ans.

Les Variations Goldberg appartiennent à la dernière veine d'inspiration du compositeur. Bach se concentrait alors sur une composition plus personnelle. Bach ira plus loin avec l'Art de la Fugue, sa dernière œuvre, qui a toujours posé problème quant à l'instrumentation. Après avoir passé sa vie à écrire pour des chanteurs, choeurs, solistes et orchestres qu'il avait à sa disposition, au grè des maladies, des départs et des arrivées, des qualités et faiblesses propres à chacun, il semble que Bach nous ait légué, à la fin de sa vie, la quintessence de son art de compositeur.

 


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Aria avec quelques variations pour clavecin à deux claviers, dit

« Variations Goldberg »

 

La quatrième partie de la Klavierübung publiée en 1742 et connue sous le nom de Variations Goldberg est, à l’instar de l’Art de la fugue ou des deux volumes du Clavier bien tempéré, une de ces œuvres vastes et cohérentes, où Bach déploie tout son esprit de système et toute l’invention dont il est capable. Intimiste, virtuose, c’est aussi une œuvre dont le niveau de conception et d’écriture n’a guère d’égal.

La légende veut que le comte von Keyserlingk, ambassadeur russe à la cour de Dresde, ait commandé à Bach des variations pour le clavier, qu’un jeune claveciniste à son service et élève de Bach, Johann Gottlieb Goldberg, jouait pendant ses insomnies, dans le salon contigu à la chambre. Mais l’anecdote est purement inventée, même si cette histoire d’insomnie dit quelque chose de juste sur les Variations, et le contexte de la composition est autrement politique. Bach se met à l’œuvre dès avant 1736, à une époque où il brigue le poste de « Compositeur de la Chapelle de la cour royale » de Dresde, que finit par lui obtenir la même année le soutien de Keyserlingk. Les Variations, offertes à Keyserlingk six ans plus tard, sont le prix d’une telle faveur et rendent d’ailleurs hommage, ici et là, au Prince-électeur : de nombreuses variations se rattachent au modèle de la suite française qu’affectionnait tant le prince et évoquent parfois le rythme et le caractère d’une polonaise – or le prince-électeur de Saxe était aussi roi de Pologne.

Le recueil présente un aria et ses trente variations. L’aria, issu du Clavierbüchlein d’Anna-Magdalena de 1725 (Bach est fidèle au principe selon lequel on ne fait rien à partir de rien), est une sorte de sarabande à la française, paisible, fort bien conduite et habilement ornée. Sa structure symétrique (deux parties avec reprises) va de la tonique (sol) à la dominante (ré) en première partie, pour revenir de la dominante à la tonique dans la seconde. Une structure en pyramide, aussi simple que puissante. C’est ce schéma harmonique tellement puissant qui constitue le noyau dur des trente variations ; il est d’ailleurs seul capable de conférer unité et cohérence à un ensemble dont chaque partie est par ailleurs très autonome. C’est donc cette construction qu’il faut entendre d’une variation à l’autre, mais il est bien inutile de chercher une parenté figurative avec l’aria ou la complication de sa mélodie : le canevas est là mais le thème demeure invisible. Les trente variations sont en suite organisées en dix fois trois pièces : chaque trio de variations comporte une variation dite « libre » (on y retrouve souvent le caractère d’une danse), puis une virtuose (souvent à deux claviers au clavecin) et enfin un canon (à l’unisson, puis à la seconde, puis à la tierce, … et ainsi jusqu’à neuf). L’ensemble est écrit à trois voix, ce qui sert à mettre en lumière la densité contrapuntique des pièces. Il est impossible ici de détailler chaque variation, qui le vaudraient pourtant bien, mais l’oreille attentive y trouvera toutes les allusions, tous les genres et tous les caractères : de l’adagio italien expressif à l’ouverture « à la française » très versaillaise, de la citation de chanson populaire au canon et au contrepoint le plus savant, et parfois l’un sur l’autre.

L’œuvre est donc aussi puissante et vaste que son principe est élémentaire. Sur un air d’une déconcertante simplicité de structure, Bach illustre la sentence de Goethe qui dit que « chaque contrainte est la promesse d’une nouvelle liberté ». Si on sait fort peu de choses de la personnalité de Jean-Sébastien Bach, notre source la plus sûre ici, sa musique elle-même, nous le dit discipliné, volontaire, empreint d’un grand esprit de système et de logique, et tout à la fois d’une incroyable liberté d’invention et d’humeur.

Enfin la musique de Bach n’est jamais vraiment profane, mais toujours d’une évidente dimension religieuse. A ce niveau de lecture, les Variations sont à la fois une méditation sur l’un et le multiple évoquant la méditation du mystère de la Trinité, une exploration de la profondeur et de la richesse cachée d’un matériau de base, comme on médite une parole de l’Ecriture, et enfin, pour reprendre l’image répandue dans la poésie baroque allemande, un voyage de l’âme sur l’océan de différentes passions, de différentes humeurs et envies, avant de revenir au port, par la paisible répétition finale de l’aria d’où l’on était parti. Aussi, puisqu’elles n’ont pas vraiment de titre, pourquoi ne pas les appeler, contre l’usage, les Méditations Goldberg ?

Augustin Le Coutour


 

LES VARIATIONS GOLDBERG

 

Publiées en 1742, elles furent commandées par le comte von Keyserling. Souffrant d'insomnies, c'est pour combler le vide de ses nuits sans sommeil qu'il demanda à Bach de lui composer quelques pièces que le claveciniste Johann Gottlieb Goldberg (1725-1756), son protégé et en même temps élève de Bach, jouait dans le salon contigu à sa chambre.

C'est de cette anecdote qu'elles tirent le nom ; mais le titre exact est Aria avec quelques variations pour clavecin à deux claviers. Bach se montre exceptionnellement précis sur la nature de l'instrument qu'il entend utiliser pour leur exécution. Certaines variations sont expressément écrites pour un clavecin à deux claviers ; pour les autres un clavier sera suffisant ; enfin, pour trois d'entre elles, l'interprète aura le choix entre un ou deux claviers.

Cette œuvre demeure un monument de la musique de clavier en général. Dans aucune autre de ses pages pour clavecin, Bach n'a sans doute atteint une telle intensité.

Plus que le développement d'une mélodie ornée, c'est bien la construction formelle et les progressions harmoniques d'une basse commune qui semblent d'abord intéresser Bach. La tonalité de sol majeur et le canevas harmonique de l'aria initial sont présents dans la plupart des variations (seules trois d'entre elles sont écrites dans le mode mineur), alors que le thème mineur de l'aria demeure le plus souvent quasi invisible. Bach réalise, en quelque sorte, la synthèse des formes utilisées par lui dans ses pages antérieures (duos, inventions, gigues, fugues, toccatas, chorals ornés, danses, canons, ouverture à la française, etc.), et accumule les difficultés techniques qui rendent cette oeuvre de plus en plus brillante à mesure qu'elle se développe. Les procédés d'écriture sont eux-mêmes constamment variés de pièce en pièce (écriture à deux, trois et quatre voix, style homophone ou polyphonique, grande diversité rythmique, etc.).

ARIA (sol majeur, à 3/4) : la paisible aria qui sert de point de départ aux trente variations qui suivront est une sarabande très ornementée, dans le style français. Bach l'a empruntée au second Clavierbùchlein qu'il composa pour sa femme Anna Magdalena en 1725. Cet air est construit en deux parties de seize mesures chacune, - chaque partie étant elle-même divisée en deux phrases de huit mesures. Cette organisation se retrouvera dans presque toutes les variations. Un seul accord sert de base à chaque mesure, et c'est cette assise harmonique que Bach exploitera de variation en variation :

VAR. 1, à un clavier (sol majeur, à 3/4) : cette variation brillante, écrite dans le style de l’invention, est un duo entre les deux mains. Les idées thématiques passent alternativement d'une partie à l'autre, et certains dessins nécessitent des croisements de mains délicats.

VAR. 2, à un clavier (sol majeur, à 2/4) : Bach compose ici une sorte d'invention à trois voix. Ce paisible trio succède au brillant duo précédent. Dès les premières mesures, l'élément thématique entre en imitation à la sixte, aux deux voix supérieures. Les imitations se répercutent régulièrement entre les trois voix de la seconde partie.

VAR. 3, à un clavier, Canone all'Unisuono (sol majeur, à 12/8) : voici le premier canon de la série des neuf canons qui se succéderont toutes les trois variations. C'est un des plus difficiles. La base harmonique n'est pas toujours identifiable au milieu du bouillonnement des doubles croches de la main gauche. On notera également de fréquents croisements des éléments canoniques dans les deux voix supérieures. Contrairement à l'organisation générale des trente pièces, ce canon à l'unisson est fait de deux sections de huit mesures chacune.

VAR. 4, à un clavier (sol majeur, à 3/8) : cette variation alerte et gaie peut être com­parée à une invention à quatre voix. Son caractère bondissant est accentué par ses courtes mesures et par son rythme rapide à 3/8. L'ensemble repose sur une idée rythmique qui se répète de voix en voix.

VAR. 5, à un ou deux claviers (sol majeur, à 3/4) : c'est un duo rapide et clair que Bach place ici, avant son deuxième canon. Deux éléments s'y opposent. Le premier est représenté par une ligne mélodique fluide qui court à la main droite, régulièrement ponctuée par les quelques notes brèves de la basse harmonique, — qui nécessitent des croisements de mains. Le second décompose une partie de cette basse par le dessin des doubles croches de la main gauche (mesures 12 à 16). Les mêmes idées trouvent leur prolongement dans la deuxième partie de la variation.

VAR. 6, à un clavier, Canone alla Seconda (sol majeur, à 3/8) : ce canon à la seconde débute par une noire pointée liée, point de départ de l'élément canonique, et dont l'effet de suspension se répète de voix en voix et de mesure en mesure. A partir de la mesure 9, tout se passe autour des croisements de voix. Les principales harmonies de la basse sont respectées à la main gauche.

VAR. 7, à un ou deux claviers, Al tempo di giga (sol majeur, à 6/8) : cette petite gigue, qui évolue sur une basse et des harmonies simples, est écrite sur un tempo de sicilienne. Elle repose sur deux idées : une idée rythmique faite du motif à note pointée caractéristique de la gigue, et une idée combinant ce motif et un dessin de quatre triples croches rapides. Chacune de ces idées passe d'une main à l'autre.

VAR. 8, à deux claviers (sol majeur, à 3/4) : voici encore un duo brillant, qui n'est autre qu'une ornementation du thème. La main droite progresse sur un dessin ascendant de doubles croches qui s'oppose au dessin descendant de la basse. Ce mouvement est inversé entre les mesures 5 et 8. Cette première idée se superpose, à partir de la neuvième mesure, à une seconde idée faite d'une gamme descendante. La deuxième partie de la variation reprend les mêmes éléments.

VAR.9, à un clavier, Canone alla Terza (sol majeur, à 4/4) : comme le premier ca­non, ce canon à la tierce est fait de deux sections de huit mesures chacune. Une voix de basse suggérant la basse harmonique de l'aria soutient les voix canoniques, qui en­trent en imitation à intervalle d'une mesure. Ces imitations rigoureuses imposent des croisements et des chevauchements de voix.

VAR. 10, à un clavier, Fughetta (sol majeur, à 2/2) : Bach choisit pour cette variation le genre de la fugue strictement construite. Cette fughetta à quatre voix est basée sur un long sujet de quatre mesures, fait essentiellement d'intervalles disjoints. Il y a quatre entrées du sujet dans chaque partie, — intervenant régulièrement toutes les quatre mesures.

VAR. 11, à deux claviers (sol majeur, à 12/16) : voici un duo dont les délicats croisements de mains nécessitent l'emploi de deux claviers. Le clavecin semble ici s'imposer absolument. Cette pièce est écrite comme une invention à deux voix, sur un rythme léger. Deux idées dominent : la première se poursuit en imitations entre les deux mains: elle réapparaîtra un peu avant la fin de la seconde section. La deuxième idée contraste avec celle-ci par ses motifs arpégés, qui passent d'une main à l'autre et serviront de conclusion dans les deux parties.

VAR. 12, [à un clavier], Canone alla Quarta (sol majeur, à 3/4) : canon à la quarte et à trois voix. Chaque partie débute par l'énoncé du sujet, qui reçoit immédiatement sa réponse inversée à la mesure suivante, à la quarte inférieure dans la première partie et àla quarte supérieure dans la seconde partie.

Dans les sept premières mesures de la variation, on remarquera que la note fondamentale de la basse harmonique de l'aria initiale est répétée trois fois dans chaque mesure.

VAR. 13, à deux claviers (sol majeur, à 3/4) : cette variation est un grand air orné àl'italienne, sur une écriture à trois parties. Les deux parties inférieures (où l'on distingue nettement la basse du thème initial) soutiennent une ample mélodie expressive et mouvante, à la fois claire et très ornementée.

VAR. 14, à deux claviers (sol majeur, à 3/4) : ce duo est en réalité une brillante toccata. Là encore, Bach impose l'emploi des deux claviers du clavecin. Ils doivent permettre la réalisation des croisements de mains extrêmement rapides qui se multiplient dans cette pièce. Le style de la toccata s'affirme dès les premières mesures. Quatre thèmes vont se succéder toutes les quatre mesures, pour réapparaître inversés dans la seconde partie de la variation.

VAR. 15, à un clavier, Canone alla Quinta. « andante » (sol mineur, à 2/4) : avec ce ca­non à la quinte nous quittons le mode majeur pour aborder la première des trois va­riations de la série écrites dans le mode mineur. C'est un canon expressif pour lequel Bach a voulu un tempo modéré. Il s'agit ici non d'une véritable imitation entre sujet et réponse, mais d'un réel renversement de la réponse. Le sujet progresse en mouvement descendant (mesure 1), et sa réponse en mouvement ascendant (mesure 2). L'évolution des trois voix exige dans la deuxième partie quelques croisements.

VAR, 16, à un clavier, Ouverture (sol majeur, à 2/2) : Bach compose là une véritable ouverture à la française en deux parties. A une première partie lente et majestueuse, avec ses rythmes pointés caractéristiques et ses effets de gammes rapides, succède un épisode fugué à trois voix sur un rythme à 3/8. Cette petite fugue repose sur un court sujet dont les entrées se succèdent rapidement de l'aigu au grave.

VAR. 17, à deux claviers (sol majeur, à 3/4) : par la diversité et la difficulté de ses traits, cette variation à deux voix ressemble à une toccata. Une seule idée s'y déve­loppe, passant de main en main dans la première partie et réapparaissant à la main gauche dans la seconde partie.

VAR. 18, à un clavier, Canone alla Sesta (sol majeur, à 2/2) : ce trio clair, paisible et régulier, est basé sur le dessin répété de son sujet qui passe alternativement de voix en voix.

VAR. 19, à un clavier (sol majeur, à 3/8) : cette délicate variation est un air en trio écrit sur un rythme de passepied. Dans les deux sections du morceau, une souple mé­lodie circule d'une voix à l'autre de quatre mesures en quatre mesures.

VAR. 20, à deux claviers (sol majeur, à 3/4) : voici encore une toccata très bril­lante. Son allure animée contraste avec le calme de la variation précédente. Bach y déploie un grand arsenal de figures mélodiques et rythmiques autour de trois idées dominantes. Chaque idée reçoit sa réponse inversée : mouvement ascendant et mouvement descendant se succèdent. Les continuels croisements de mains ajoutent ici à la difficulté de cette pièce, — pour laquelle Bach réclame l'emploi de deux claviers.

VAR. 21, Canone alla Settima (sol mineur, à 4/4) : on notera que cette variation écrite dans le mode mineur, est la seule variation pour laquelle Bach ne laisse aucune indica­tion sur l'emploi d'un ou des deux claviers du clavecin. Comme les canons à l'unisson et à la tierce qui précédèrent, ce sombre canon à la septième est fait de deux sections de huit mesures chacune. Sujet et réponse se font entendre dès la première mesure sur une basse descendante chromatique. Le chromatisme est d'ailleurs omniprésent dans les deux parties de cette pièce très riche sur le plan de l'écriture. C'est le renversement du sujet et de sa réponse qui ouvre la seconde partie (mesure 9).

VAR. 22, à un clavier, Alla breve (sol majeur, à 2/2) : cet « alla breve » est construit sur un motif principal qui se développe dans les deux parties du morceau. On peut y voir un canon imitatif entre les trois voix supérieures sur une basse d'une grande sobriété, ou un mouvement de fugato à trois voix sur cette même basse.

VAR. 23, à deux claviers (sol majeur, à 3/4) : Bach compose là une nouvelle toccata pour un clavecin à deux claviers. La première partie repose sur deux phrases: l'idée initiale est faite de gammes descendantes aux deux mains, et de leur inversion entre les mesures 5 et 8. Une seconde idée plus rythmique lui succède : elle est exposée en mouvement contraire dès le début de la deuxième partie. Cette variation se termine par une succession de traits de tierces et de sixtes d'une grande agilité aux deux mains (mesures 25 à 32).

VAR. 24, à un éclair, Canone all'Ottava (sol majeur, à 9/8) : cet ample mouvement est une danse modérée qui se déroule sur le balancement rythmique de la gigue. Le sujet, qui est énoncé dès la première mesure, reçoit sa réponse à l'octave inférieure dans la partie intermédiaire de la troisième mesure. Une série d'imitations canoniques nouvelles apparaît au centre de la première section.

VAR. 25, à deux claviers, « adagio » (Sol mineur, à 3/4) : pour cette variation ex­pressive, écrite dans le mode mineur, Bach a voulu un tempo modéré. On tient là sans doute le moment le plus émouvant de cette série de variations. Sorte d'aria à l'italienne très ornementée à trois voix, c'est un splendide chant mélancolique et tendre, d'une écriture très fouillée. Bach accentue l'idée de mélancolie par l'emploi fréquent du chromatisme, surtout dans les deux voix de basse.

VAR. 26, à deux claviers (sol majeur, à 18/ 16 et à 3/4) : cette variation, écrite comme un mouvement de chaconne, est une pièce curieuse par l'étonnante polyrythmie qui oppose le 18/16 de la main droite et le 3/4 de la main gauche. Sa première partie est construite en deux sections précises de huit mesures chacune. Entre les mesures 1 et 8, la ligne mélodique fluide de la main droite ondule du grave à l'aigu du clavier sur un rythme à 18/16. Elle est ponctuée par la basse de chaconne de la main gauche, qui s'affirme de l'aigu au grave du clavier sur un rythme à 3/4. La même construction se retrouvera au cours des huit premières mesures de la seconde partie (mesures 17 à 24). Cette disposition exige de nombreux croisements de mains. La deuxième section (mesures 8 à 16) est basée sur l'inversion exacte de la première section (inversion rythmique, inversion mélodique, mouvements contraires). Cette inversion sera tronquée dans la seconde partie (mesures 25 à 27), puisque les deux mains concluront simultanément sur un rythme à 18/16, en reprenant en mouvement contraire la ligne mélodique fluide initiale (mesures 28 à 32).

VAR. 27, à deux claviers, Canone alla Nona (sol majeur, à 6/8) : Bach termine sa série de canons par une pièce simple et claire. Les imitations canoniques entrent à la neuvième, de mesure en mesure, et se développent dans le style de l'invention à deux voix. La seconde partie s'ouvre par l'inversion de ces imitations canoniques.

VAR. 28, à deux claviers (sol majeur, à 3/4) : avant de conclure par un quodlibet. Bach compose deux variations extrêmement brillantes dont l'écriture purement instrumentale exige de l'interprète la plus haute virtuosité. Ce sont deux toccatas du plus bel effet. Celle-ci est basée sur une phrase principale, qui se développe abondamment dans chacune des parties, et qui repose sur une sorte de faux trille continu, ponctué de notes rapides. Une seconde phrase, plus brève, décompose des accords en traits de doubles croches, par mouvement contraire aux deux mains. Une série de descentes et de montées chromatiques sur le faux trille annonce la conclusion de latoccata.

VAR. 29, à un ou deux claviers (sol majeur, à 3/4) : cette seconde toccata brillante s'ouvre par une succession d'accords éclatants alternés entre les deux mains, auxquels s'oppose un souple dessin de triolets rapides, tourbillonnant en cascade de l'aigu au grave du clavier. Chaque idée est reprise dans la deuxième partie.

VAR. 30, à un clavier, Quodlibet (sol majeur, à 4/4) : Bach achève sa série de variations par un spirituel quodlibet (du latin quod libet : « ce qui plaît »), genre musical très apprécié dans sa famille, et dans lequel il combine simultanément et successivement, comme il était de tradition, les citations de deux mélodies populaires connues de son temps : « Je suis resté longtemps loin de vous »), et « Les choux et les navets m'ont fait fuir ». Ces chants populaires, qui s'intègrent dans le contrepoint de la variation, se superposent immédiatement. Après ce moment de jovialité tout se termine par un retour à la douceur de l'aria initiale dans son intégralité, - retour voulu par Bach. 

(Extrait de Tranchefort, Guide de la Musique pour piano et clavecin, éditions Fayard)

Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts de 2010
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 21:49

Samedi 14 Août 2010 Salinelles

chapelle st Julien 20h

 

Fête de la chapelle St Julien

 

18h30 messe du festival en l’honneur de St julien, entrée libre

 

20h Concert :

Chants Sacrés Gitans en Provence

 

Tchoune : direction artistique, chant gitan, guitare, palmas

Henri Maquet: chants de Provence, violon, flûte et percussions

Gil Aniorte-Paz : chant andalou, guitariste soliste –

Antonio Negro: guitariste soliste

 

 

Les Chants sacrés gitans en Provence réunissent trois chanteurs et musiciens (guitaristes et violoniste/flûtiste), gitan, andalou et provençal, ainsi qu’un guitariste gitan soliste. Quatre belles personnalités ! La réunion des langues, des timbres et des rythmes est d’une étonnante richesse. Dans le respect des traditions sacrées, les artistes présentent une création forte et réjouissante, appartenant à la tradition gitane provençale, dans les langues catalane, espagnole et provençale. Ils témoignent de cet héritage aux diverses influences ancestrales. Sous la direction artistique du chanteur gitan Tchoune, le répertoire réunit les chants sacrés dédiés à Sainte Sara, à la Nativité, interprétés en famille et appartenant à la tradition gitane provençale.

 

Les Chants sacrés gitans en Provence

 

Les Gitans font pleinement partie de la vie provençale et marquent puissamment l’imaginaire collectif de la région à travers leurs musiques et leurs danses.

Le nom « gitan » est donné à l’ensemble de la population tsigane. Or, il appartient à un seul groupe, qui s’est installé dès le Moyen-Âge près des Saintes Maries de la Mer.

Les gitans se définissent alors, comme « catalans ou andalous ».

Ce sont ceux-là même qui ont donné à l'Espagne, le meilleur de l'Art Flamenco mais aussi des danseurs célèbres… Et ainsi, le cant e Flamenco favorisa les échanges musicaux avec les musiciens non gitans qu’ils soient d’origine andalouse ou d’origine provençale et trouva alors, naturellement, sa place dans la tradition provençale, celle des fêtes calendales et pastorales.

Les Chants sacrés gitans en Provence réunissent trois chanteurs et musiciens (guitaristes et violoniste/flûtiste), gitan, andalou et provençal, ainsi qu’un guitariste gitan soliste. Quatre belles personnalités ! La réunion des langues, des timbres et des rythmes est d’une étonnante richesse. Une danseuse rejoint les musiciens sur scène, sur certaines dates. Dans le respect des traditions sacrées, les artistes présentent une création forte et réjouissante, appartenant à la tradition gitane provençale, dans les langues catalane, espagnole et provençale. Ils témoignent de cet héritage aux diverses influences ancestrales.

Sous la direction artistique du chanteur gitan TCHOUNE, le répertoire réunit les chants sacrés dédiés à Sainte Sara, à la Nativité, interprétés en famille et appartenant à la tradition gitane provençale.

 

Tarif : 20€.

Renseignements : Office de Tourisme de Sommières

 04 66 80 99 30

 

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

TCHOUNE

 

Tchoune est un artiste rare, incontournable et très respecté. Sa force d’interprétation, la puissance de sa voix, le distingue sur les scènes européennes depuis de nombreuses années avec le groupe TCHANELAS, dont il est le fondateur.

Son timbre de voix, son énergie communicative, sa grande précision rythmique et ses qualités de compositeur font de lui l’un des artistes les plus appréciés de la scène flamenco fusion.

Il a partagé la scène avec Yuri Buenaventura, Nadiya, Manitas de Plata, les artistes de la Compagnie Rassegna, Barrio Chino …

 

 

Gil ANIORTE-PAZ

 

Chanteur, guitariste et compositeur il partage sa vie entre Marseille et sa terre natale, l’Andalousie, où il rencontre un vif succès lors des ses tournées.

A Marseille, il assure la co-direction artistique du Collectif Indalo (Les Orientales, Barrio Chino, Kefta Brothers, Cabaret Eldorado…).

Gil ANIORTE-PAZ est très influencé par la Catalogne, où il vécut durant son enfance, et à laquelle il dédiera nombre de ses compositions.

Dès l’âge de 18 ans, il commence sa carrière d’instrumentiste et sera demandé rapidement comme arrangeur dans les studios parisiens. Proche des gitans du groupe Rumbero Catalan Ai Ai Ai, Oba Ilu, le Ballet Nacional de la Havana, Papo Pepin, Maurice el Médioni, Radio Tarifa.

En préparation, l’album « Cabaret Eldorado » en hommage à Frida Kahlo, et “Radio Babel” avec Barrio Chino.

 

 

Renat SETTE

 

Né à Nice, Renat Sette a grandi dans la culture et la langue de l’arrière-pays niçois. Sa voix couvre les deux registres de baryton et de contre-ténor, mais sa couleur et son caractère sont ceux du chant méditerranéen traditionnel. Loin de se cantonner à une région, Renat Sette étend son intérêt à toutes les musiques méditerranéennes. Il participe activement aux cycles de travail des Chants Sacrés Gitans en Provence depuis début janvier : nous apprécions ses connaissances des traditions sacrées et la qualité de ses interprétations.

 

 

Diego LUBRANO

 

Diego LUBRANO découvre la guitare Flamenca à l’âge de 14 ans. Autodidacte, il perfectionne son jeu au contact de guitaristes comme Juan Carmona et Gerardo Nuñez.
Parmi ses nombreuses collaborations artistiques, il compte des bailaoras telles que la Rubia ou Sarah Moha, et participe à d’autres projets d’artistes venant d’autres horizons tels que le chanteur et joueur de kora Oumar Kouyaté, la chanteuse Sylvie Paz, le violoniste Pascal Delalée ou le guitariste de Cyril Achard.

Ces différents échanges l’ont ainsi amené à se produire en particulier dans les tablaos de la Meson et de Los Flamencos. On a pu l’entendre notamment sur Radio France Musique, dans le cadre des rencontres de la Roque d’Anthéron, avec l’ensemble FlamencOpéra, un projet réunissant des musiciens classiques, hispaniques et Flamenco, dont il assure une partie de la direction au coté de Tchoune et de Sylvie Paz.

 


 

Œuvres du programme :

 

Yahvé (chanté à 3 voix)  Chant de la communauté évangéliste

Santi Maria (a cappella Renat Sette)

 

Cordero de dios   

Texte extrait de la misa flamenca, mis en musique par Gil Aniorte, puis chant de la tradition miniére de la province d’Alméria, enfin, duo sur un tango où l’on évoque le plus connu des quartiers gitans d’Espagne de Triana à Séville

 

Partus Mirabilis (a capella en latin)   

Musique et texte tirés des chants religieux de Saint Jacques de Compostelle, traditionnellement chanté dans la misa flamenca et en latin.

 

La Nana + buleria   chant traditionnel cante jondo recompilé par Manuel de Falla et Garcia Lorca

 

Les filles de La Ciotat + Lou Temp(provençal)

 

Sara Kali   

texte et musique originale Gil Aniorte Paz sur la vierge des gitans et le culte des Saintes Maries.

 

Los Bilbilicos (ladino et provençal)  

chant traditionnel Sépharade

 

Tres Rei  

chant en lien avec la tradition des Rois Mages

 

La Farruca   

chant traditionnel issu du cante jondo, musique particulièrement sacrée et essentiellement gitane

 

El Pelegri   

composition originale en catalan inspirée des chants gitans évangélistes en particulier des gitans de Mataro famille Salazar/Pubill (Catalogne)

 

Salve rociero   

chant traditionnel de fêtes saintes en Andalousie

 

Los peces

chant traditionnel de Noël tiré des traditions populaires andalouses, des villancicos

 


Par Daniel - Publié dans : annonce des concerts de 2010
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Le blog en bref :

Programme 2011

Programme 2011:

42ème Festival de Villevieille Salinelles

du 2 août au 4 septembre 2011



Villevieille mardi 2 août 2011

Cour d'Honneur du château - 21h 15

- tarif A et D  

Quatuor Parisii

Arnaud Vallin ; Jean-Michel Berette, violons

Domique Lobet, alto ; Jean-Philippe Martignoni, violoncelle

 

 « Nuit des Grands Quatuors»

Haydn - Beethoven- Schumann - Debussy- Ravel 

 

19h45. : repas de gala salle voûtée du château

21h 15 :Haydn : op. 76 n°5 - Beethoven : op. 59/3 (Razumovsky) - Debussy : quatuor – entracte - Haydn: op. 76/4 "Lever de soleil" - Schumann: op 41 n°3 - Ravel: quatuor

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Villevieille vendredi 5 août 2011

Cour d'Honneur du château - 21h 15

- tarif A et D

 

Trio Wanderer

Vincent coq, piano - Jean-Marc Phillips, violon - Raphaël Pidoux, violoncelle

 

Smetana: op. 15. Trio en mémoire de sa fille

Franz Liszt: Elégies N°1 et 2

Pyotr Ilych Tchaïkovski : Trio « A la mémoire d’un grand artiste »

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Salinelles samedi 6 août 2011

chapelle St julien 21h 15

- tarif B et D

 

Barbara Furtuna

Polyphonies corses

 

chants sacrés et profanes

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Villevieille mardi 9 août 2011

Cour d'Honneur du château - 21h 15

- tarif B et C

 

Hommage à Franz Liszt

Guillaume Coppola Récital de piano

Franz Liszt :

Consolations – Trois sonnets de Pétrarque – Rhapsodie Hongroise n°2

Frédéric Chopin : valse, Impromptu n°2, Fantaisie-Impromptu

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Salinelles samedi 13 août 2011

chapelle St julien 20h

- tarif C et E

samedi 13 août 2011 Salinelles

 

Fête de la St Julien

18h30 messe du festival en l’honneur de St julien, entrée libre

19h30 verre de l’amitié offert aux participants

20h Concert :

Ensemble Da Pacem

Raphaële Kennedy, soprano et direction - A. Henrich, Théorbe - Y. Varlet, clavecin – Pierre André. Charpy, orgue.

 « O Beata Virgo »

musique italienne mariale du XVIIème

22h repas amical à Salinelles (payant, sur réservation)

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Salinelles vendredi 19 août 2011

chapelle St julien 21h15

tarif C et E

 

Musica Antiqua Provence

Christian Mendoze direction et flûte à bec– Eleonora de La Pena soprano

Tom Mebarki contre ténor Philippe Tallis, Aurore Sol,  Violons  -Thomas Gonzales, alto - Jean Yves Poirier, violoncelle - Corinne Betirac, clavecin

 

Stabat Mater – Giovanni Battista Pergolesi

Telemann Suite en la pour flûte à bec et orchestre

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Salinelles dimanche 21 août 2011

chapelle St julien 18h

tarif C et E

 

« Vox Bigerri »

Polyphonies de Bigorre et du Béarn.

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Salinelles dimanche 28 août 2011

chapelle St julien 18h

tarif C et E

 

Bertrand Cuillerrécital de clavecin

" L'Europe selon Bach "

Concerto italien, Fantaisie chromatique et fugue, Ouverture à la française.

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Beaulieu dimanche 4 septembre 2011

chapelle N. Dame 17h

tarif  E

dimanche 4 septembre Beaulieu 17h

ChapelleN. Dame de Pitié

 tarif E

Musiques d’Occitanie

 

André Gabriel  galoubet – tambourin… -

 

Fête de la chapelle :

le matin messe à 11h – 12h apéritif et  repas champêtre (inscriptions 06 62 23 79 41 – 04 67 86 44 59

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Villevieille 42 ans de passion et de découverte au service de la musique !

 

Pour la 42ème édition du festival Franz Liszt est bien sûr à l’honneur ( né en 1811 - 200ème anniversaire de sa naissance), mais aussi Beethoven, Pergolèse, Scarlatti, Bach dont les musiques semblent particulièrement bien sonner dans la cour d’honneur du château ou sous les voûtes de la chapelle romane de Salinelles.

 

Si nous retrouverons avec plaisir le talent immense d’artistes fidèles habitués du festival, à savoir le Quatuor Parisii, l’ensemble Musica Antiqua de Christian Mendoze, le trio Wanderer, Barbara Furtuna, nous découvrirons aussi bien sûr de nouveaux interprètes invités pour la 1ère fois :

Notamment, le pianiste Guillaume Coppola dont le cd consacré à Liszt a été couronné par un diapason d’or découvertes, les 4 FFFF Télérama et le prix "coup de coeur" de l'académie Charles Cros, est tout simplement époustouflant.

Chaque année la chapelle St Julien accueille un claveciniste de renom. Bertrand Cuiller sera notre invité, lui qui jouit déjà d’une solide réputation.

Avec les chants de Vox Bigerri nous découvrirons le monde des polyphonies du Béarn et de Bigorre.

 

De la cour du château de Villevieille à la chapelle romane St julien de Salinelles, la musique romantique, classique, baroque, traditionnelle ou sacrée est encore une fois bien présente d’une rive à l’autre du Vidourle, autour du pays de Sommières.

Villevieille, le plus ancien des festivals languedociens après Prades, demeure 42 ans après sa fondation par Michel Garcin un rendez-vous incontournable de la musique en Languedoc-Roussillon.

 

 

 

Tarifs :

A 30 € - B 25 € - C 20 €

D 20 € - E 15 € -

tarifs réduits D et E (moins de 25 ans et ayants droit sociaux)

 

Renseignements : Office du tourisme Sommières 04 66 80 99 30

Location sur place à l’Office du Tourisme de Sommières à partir du mardi 5 juillet 2011-9h.(tous les jours du lundi au vendredi sauf jours de fête)

 

 

 

Le Festival 2010

infos pratiques

Location et renseignements : Office de tourisme de Sommières 
04 66 80 99 30

Direction artistique :
1, Grd Rue 34160 Beaulieu
daferrier@wanadoo.fr

Accès Villevieille et salinelles :


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