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Les Folies de Christian Mendoze et Musica Antiqua à St Julien le 20 aout

19 Août 2017 , Rédigé par Daniel

Flûte à bec, clavecin, guitare espagnole, harpe baroque, basse d'archet et castagnettes... un joli méli-mélo baroque à souhait pour ce programme festif de Folies Musicales dont la plus folle de toutes, celle de Corelli !
C'est ce dimanche à 18 h à Salinelles, chapelle St Julien
tarif : 22 €
Location : 06 80 58 39 22
location internet :
http://www.vostickets.eu/billet…

Dimanche 20 août 2017 Salinelles
Chapelle St Julien 18h.
Ensemble Musica Antiqua Mediterranea
Christian Mendoze flûtes et direction
Folies d’Espagne et d’Italie - Variations et danses
Santiago de Murcia, Padre Soler, Diego Ortiz, Luiz de Ribayas, Corelli, Vivaldi,

Christian Mendoze et son Ensemble Musica Antiqua sont appréciés par le public de Salinelles, toujours enthousiaste à chacun de leur concert. Ce programme, d'une étonnante virtuosité, illustre un répertoire instrumental des XVIIe et XVIIIe siècles très prisé à cette époque où l'on découvrait des musiques "exotiques" du Nouveau Monde ( comme le Fandango qui est à l'origine une danse mexicaine ).
Ces musiques ont transité par l'Espagne, puis la France et l'Italie pour atteindre finalement toute l'Europe musicale.
Ce programme envoûtant sera joué sur les instruments historiques appropriés: Clavecin, guitare espagnole, harpe baroque, flûte à bec , basse d'archet et castagnettes (folias et danses de Corelli, Ribayaz, Santiago de Murcia, Padre Soler, Gaspar Sanz) sont réunis pour un véritable feu d'artifice musical. par les grands spécialistes du genre.

Les Folies de Christian Mendoze et Musica Antiqua à St Julien le 20 aout
Les Folies de Christian Mendoze et Musica Antiqua à St Julien le 20 aoutLes Folies de Christian Mendoze et Musica Antiqua à St Julien le 20 aout
Les Folies de Christian Mendoze et Musica Antiqua à St Julien le 20 aoutLes Folies de Christian Mendoze et Musica Antiqua à St Julien le 20 aoutLes Folies de Christian Mendoze et Musica Antiqua à St Julien le 20 aout

Corinne Bétirac, clavecin

Sa finesse de jeu et sa qualité musicale font de Corinne Bétirac une interprète très  appréciée. Médaille d’Or de clavecin du conservatoire d’Annecy  et titulaire du DE d’instruments anciens, elle est invitée à  se produire régulièrement dans de nombreux évènements tant nationaux qu’internationaux pour des récitals d’orgue ou de clavecin ainsi que pour des concerts de musique d’ensemble. Ainsi, les festivals de Magnano, Matheus, Sion/Zurich ou encore la ville de Stuttgart l’ont accueillie avec enthousiasme ces dernières années.
 Interprète également de nombreux enregistrements, on pourra citer les concertos pour clavecins de J.S. Bach sous la direction orchestrale du claveciniste  Georges Kiss  ainsi que ceux réalisés sous la direction du flûtiste et chef d’orchestre Christian Mendoze, telles  par exemple « Les danses de Hongrie »  ou «Folies d’Espagne »,  Corinne Bétirac est la claveciniste et continuiste attitrée de l’ensemble « Musica Antiqua Provence », ensemble créé et dirigé par Christian Mendoze.

Julia Zimina (luth, guitare baroque, mandoline baroque)

Née en Russie, elle a obtenu son diplôme de pédagogie du Conservatoire de musique de Kaliningrad en 1994.  En 1998 elle obtient le diplôme de direction d’orchestre et de pédagogie à l’Université de l’Art et de la Culture de Moscou.  En 2012 elle a obtenu son diplôme de Master of Arts au Conservatoire de Genève - Haute École de Musique (Département de Musique ancienne, prof. Jonathan Rubin).  En 2012 elle est décernée le Prix Janine-Françoise Muller-Dumas (Haut Ecole de Musique, Genève).

En 2015 elle a obtenu le diplôme de Master of Arts – Musique Médiévale au Conservatoire de Genève - Haute École de Musique (Département de Musique ancienne, prof. Francis Biggi).  Habite en Suisse depuis 2009, elle participe aux nombreux concerts dans les différentes villes de la Suisse, Allemagne, France, Italie, etc.  Elle a joué avec les orchestres de l’HEM de Lausanne et Genève, Orchestre des musiciens d’Europe, Chambre de Genève, OSR.  Elle enseigne le luth, la guitare et la mandoline à l’école de musique « Universus » à Lausanne.  Depuis 2014, elle dirige l’ensemble baroque « Nota Nobile ».  Depuis mars 2016, elle dirige l'orchestre Mandolinata de Genève.

Christian MENDOZE

DIRECTEUR MUSICAL

D’origine varoise, Christian MENDOZE a suivi un chemin artistique original: après une carrière de danseur classique en France, en Belgique et en Allemagne (il a été « Etoile » des ballets d’Avignon, Dijon, Limoges et Liège), il a quitté ses chaussons pour la flûte à bec et la direction d’orchestre.

Il crée l’orchestre MUSICA ANTIQUA en 1981 et mène de front plusieurs activités, professeur de flûte dans des stages internationaux et créateur de plusieurs structures artistiques, telles que le Festival de Musique Ancienne et Saison « Les Soirées Musicales » à TOULON, le Festival de Musique à CALLAS, le Festival de Musique Baroque d’AVIGNON, le Festival de Musique de HYERES, ou encore le Festival d’Automne de SIGNES.

Parallèlement, il développe l’orchestre MUSICA ANTIQUA jusqu'à un degré de qualité internationale avec des concerts prestigieux et une politique discographique riche et ambitieuse, tout en poursuivant une activité de soliste auprès de ses amis musiciens: CONCERTO KÖLN, LA GRANDE ECURIE ET LA CHAMBRE DU ROY, Davitt MORONEY, Charles BRETT, John ELWES, Georges ZAMFIR. Il est également invité en Italie par l’ensemble « Musicali Affetti » et en Pologne par l’ensemble baroque « St Stanislas de Cracovie ».

Il poursuit actuellement ses recherches vers les musiques anciennes et traditionnelles de Hongrie, Bohême, Pologne, mais également vers les danses plus récentes de BRAHMS, SMETANA, DVORAK, BARTOK, KODALY, etc, qui feront l’objet d’une série d’enregistrements discographiques: un retour aux sources chorégraphiques pour Christian MENDOZE!

En outre, sa carrière de soliste et chef se poursuit dans les grands centres artistiques européens du Midem à la Salle Gaveau, du Théâtre du Châtelet à la Philharmonie de Cracovie, de Rome à Vicenza, de Paris  à Aix-en-Provence, etc…

 

 

 

 

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Carla Pires le fado comme vous ne l'avez jamais entendu

10 Août 2017 , Rédigé par Daniel Publié dans #les concerts de 2017

Carla Pires le fado comme vous ne l'avez jamais entendu

Mais que diable vient faire la fadista Carla Pirès sous les voutes gothiques de la chapelle romane  St Julien de Salinelles ? Par quel miracle le fado et ses guitares peuvent-ils trouver leur place dans ce temple voué de longue date aux musiques sacrées les plus anciennes qui vont si bien dans l'intimité de ce lieu unique perdu dans la campagne sommièroise?

Oui, le fado n'a pas grand chose à voir avec la chanson, populaire ou poétique. Le fado, passez-moi l'expression, c'est du lourd, du très lourd, les larmes de Lisbonne, comme on l'appelle là-bas.  Il a une dimension profonde qui a à voir avec le sacré car c'est toute l'âme d'un peuple qui le porte, le nourrit dans ses chants, lui donne vie.

Le fado est sacré en ce sens qu'il est peut-être, comme le flamenco en Espagne, le chant le plus pur, le plus vrai, comme surgi de son état originel, ce cri qui vient de l'intérieur - pour le dire  comme Lavilliers - qui nous touche au plus profond parce qu'il est vrai, si proche de nous qu'on fait corps avec lui. Le fado c'est une voix pure, vivifiée par un souffle puissant, inspiré, le souffle de l'âme portugaise qui est aussi celui de notre âme, l'âme humaine avec ses joies, ses pleurs, sa détresse, ses espoirs.

Et ici à Salinelles il est encore plus vrai, encore plus proche de nous, car il surgit à l'état brut, sans fard, sans micro, ni ampli, ni aucune technologie, comme vous ne l'entendrez jamais ailleurs. Rien à voir avec les grandes salles de concert où se produit régulièrement Carla Pirès qui n'a pas hésité à bousculer son calendrier pour revenir à Salinelles.

Ici, le public est là tout près du choeur, proche de la scène où se joue le drame que chante le fado,  sans tricherie possible, comme dans une tragédie grecque. Le fado vient du mot  fatum qui désigne le destin, tout ce que nous subissons, tous nos sentiments, toutes nos émotions, tout ce qui fait notre vie, heurs et malheurs, solitude parmi les autres, mais aussi bonheur d'être là et joie partagée comme dans une profonde communion des êtres, des esprits , des sens. Magie du fado traditionnel, nostalgie oui  mais aussi ancrage dans l'aujourd'hui, le quotidien. Echapper au destin, à son destin, vivre sa liberté, perdue et retrouvée.

Carla Pires le fado comme vous ne l'avez jamais entendu
Carla Pires le fado comme vous ne l'avez jamais entendu

Servie par une belle voix d’alto, très pure, et des accompagnateurs brillants, Carla Pires met en valeur avec subtilité la mélancolie dramatique de ces chants d’amour perdu et de ces destins non choisis, ce que d’autres ont appelé « les larmes de Lisbonne ». Ses deux guitaristes (guitare classique et guitare portugaise) proposent avec une remarquable assurance, une musique sensuelle, ancrée dans la grande tradition du fado et très moderne à la fois, toujours teintée d’une certaine mélancolie. Après le très discret Ilha do Meu Fado, Carla Pires enregistre en 2011 Rota das Paixoès, son premier album international où elle nous fait découvrir un néofado poétique, tout en clair-obscur.

 Le nouvel album « Aqui », sorti au printemps 2016 au Portugal, s’inscrit  dans cette approche : le fado s'ouvre définitivement à d'autres univers musicaux qui lui sont esthétiquement proches. “AQUI”, chante la ville de Lisbonne - féminine, libre, diverse - où tant de styles se mêlent avec le fado, comme le tango ou la samba.

Eté 2017 à St Julien de Salinelles, concert en acoustique naturelle, sans micros ni amplis...
Eté 2017 à St Julien de Salinelles, concert en acoustique naturelle, sans micros ni amplis...Eté 2017 à St Julien de Salinelles, concert en acoustique naturelle, sans micros ni amplis...Eté 2017 à St Julien de Salinelles, concert en acoustique naturelle, sans micros ni amplis...
Eté 2017 à St Julien de Salinelles, concert en acoustique naturelle, sans micros ni amplis...Eté 2017 à St Julien de Salinelles, concert en acoustique naturelle, sans micros ni amplis...

Eté 2017 à St Julien de Salinelles, concert en acoustique naturelle, sans micros ni amplis...

Lundi 14 Août 2017 Salinelles

Chapelle St Julien 20h

 

Fête de la St Julien

18h30 messe du festival en l’honneur de St Julien, entrée libre

participation d'artistes du concert

19h30 verre de l’amitié offert aux participants

 

20h Concert : récital fado Carla Pires:

« Aqui » toute l’âme du fado

Bruno Mira,guitare portugaise,

André Santosl guitare classique

 

22h repas amical au restaurant (payant, sur réservation préalable)


renseignements et location  : 06 80 58 29 32
il ne reste plus à ce jour que quelques places.
Les billets réservés par téléphone qui n'ont pas fait l'objet d'un règlement préalable, doivent être retirés sur place avant 19h30 le jour du concert, passé ce délai, les places seront remises en vente.


La chapelle St Julien a 2 nefs : la plus grande face au choeur offre une bonne visibilité de partout , la plus petite offre une visibilité latérale satisfaisante mais cependant restreinte pour certaines places sur les côtés qui sont donc proposées au tarif réduit :  20 € au lieu de 29 € .

Saloinelles, sortie du public et la chapelle vue de la route avec le cimetière devant.Saloinelles, sortie du public et la chapelle vue de la route avec le cimetière devant.

Saloinelles, sortie du public et la chapelle vue de la route avec le cimetière devant.

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A Villevieille rendez-vous vendredi 11 aout avec les grands romantiques !

10 Août 2017 , Rédigé par Daniel Publié dans #les concerts de 2017

Ce vendredi 11 août 2017 la cour d'Honneur du château de Villevieille va être plus romantique que jamais. Schumann, Chopin, Liszt, Brahms et le russe Glinka sont invités d'honneur et ils seront présents grâce au talent de Léonard Bonné au piano et de Florent Huc à l'alto qui vont les faire vivre à travers quelques pages parmi les plus belles de leurs créations.

Quand Schumann part à la recherche son passé, il écrit ses sublimes "Scènes d'Enfants" que Léonard Bonné a choisies en ouverture de son récital à Villevieille ce vendredi 11 août à 21h15 dans la cour du château.
Histoire de se mettre en oreilles, écoutez donc avant de venir avec le lien ci-dessous vous suivrez la partition se dérouler avec la musique.

Qui ne connait pas ce Nocturne de Chopin auquel le film de Roman Polansky Le Pianiste a donné une dimension bouleversante d'émotion.
Léonard Bonné a choisi de le mettre avec 2 autres nocturnes au programme du récital en 1ère partie du concert.

Troisième invité de ce récital : Liszt et cet autre chef-d'oeuvre, "Vallée d'Obermann"  extrait du cahier la "Suisse" des "Années de Pélerinage".
Mais attention si vous allez en Suisse ne cherchez pas cette vallée ! Obermann est le nom du héros du roman de Senancour, véritable  bible du romantisme autour de l'éternelle question :
« Que veux-je? Que suis-je? Que demander à la nature ? » tout en haut des sommets des Alpes la nature nous imprègne de sa beauté et nous inspire les sentiments les plus nobles. En bas dans la vallée où règnent les ombres, elle fait place aux doutes, inquiétudes, sentiment d'inutilité, du néant de l'existence face au temps toujours fugitif. Jamais musique n'a pu exprimer tous ces sentiments toutes ces émotions avec une telle intensité. Méditation quasi mystique. Dramatique et sublime. Sublime, forcément sublime, comme disait Marguerite !

Après Schumann, Chopin, Liszt et un moment d'entracte bienvenu pour revenir sur terre après toutes ces émotions, réponse à la fameuse question "Aimez-vous Brahms?"
Nouvelle plongée au coeur du romantisme, mais là aussi, pas de mièvrerie de la musique parfaite, pure, avec la sonate piano alto n°1, un des meilleurs chefs-d’œuvre de Brahms. A Villevieille vous n'aimerez pas Brahms, Léonard Bonné et Florent Huc vous le feront adorer !
Deuxième partie donc du concert de ce vendredi 11 août à Villevieille, avec pour finir la sonate du russe Glinka, une autre invitation au voyage...

Et en prime ici ci-dessous des liens vers des enregistrements de référence  pour donner envie de venir.
Oui il faut venir, car la vraie musique est celle qui se joue en vrai - dans la vraie vie - dans la rencontre unique entre le compositeur, les interprètes, le public et le lieu, cette cour magique du château de Villevieille où la musique prend une autre dimension.

Vendredi 11 août 2017 – Villevieille

Cour d’Honneur du château 21h15

 

Léonard Bonné piano - Florent Huc alto

 

piano seul : R. Schumann Scènes d’enfants - F. Chopin 3 nocturnes -  F. Liszt Vallée d’Obermann

sonates piano alto :J. Brahms sonate n°1 – M. Glinka sonate

 

tarif : 22 € - Location : 06 80 58 39 22

Location internet : http://www.vostickets.eu/billet?idlie=FESTIVAL_DE_VILLEVIEILLE


A écouter :

Schumann Scènes d'Enfants

Chopin Nocturne posthume

Liszt Vallée d'Obermann

Brahms sonate piano alto n°1

A Villevieille rendez-vous vendredi 11 aout avec les grands romantiques !A Villevieille rendez-vous vendredi 11 aout avec les grands romantiques !
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Jeunes talents à l'assaut de Villevieille !

7 Août 2017 , Rédigé par Daniel Publié dans #les concerts de 2017

Cela fait 48 que ans la musique a pris possession des lieux à Villevieille. A ses débuts le Festival n'hésitait pas déjà à  inviter de jeunes talents inconnus du grand public et promis pourtant à de grandes carrières. Aujourd'hui encore, à côté des artistes à la réputation solidement installée comme nos amis du Quatuor Enesco pour ne citer qu'eux, ou de cet immense pianiste qu'est Abdel Rahman El Bacha, nous avons choisi d'offrir ce superbe cadre qu'est la cour d'Honneur du château à un duo de jeunes artistes plein de talent et d'envie de nous faire partager leurs émotions. L'un est pianiste. C'est Léonard Bonné déjà connu dans la région pour ses concerts et activités musicales à Nîmes, Orange, en Provence et au delà. L'autre est altiste. C'est Laurent Huc. Tous deux sont habités par la passion de leur instrument, des musiques qu'ils jouent depuis leur plus jeune âge, ce qui fait d'eux des artistes déjà confirmés malgré leur jeunesse.

Ils ont choisi un programme des plus romantiques, des oeuvres qui semblent faites pour ce lieu où le piano et les cordes sonnent à merveille, redonnant vie et raison d'être à ses vieilles pierres, murailles et fenêtres à l'architecture qui raconte la vie des siècles, le poids du passé, où prend corps la musique surgie d'une source vive.

Nous rencontrerons Schumman et ses Scènes d'enfant, Chopin et 3 de ses plus beaux Nocturnes comme celui posthume que le film Le Pianiste a immortalisé, puis Liszt et sa Vallée d'Obermann ; musiques  de rêve que Léonard va faire resurgir du passé depuis son clavier, puis l'alto tel un compagnon fidèle  se joindra à lui pour un autre rendez-vous avec Brahms le romantique et le russe Glinka. Ce ne sont pas ces fantômes du passé  dont nous chercherions je ne sais quelle trace, ce sont bien eux ces maîtres de génie que nous  allons côtoyer, retrouver au coeur de  leurs musiques romantiques, comme de vieux amis qui ont tant à nous faire entendre, à nous faire aimer et partager avec eux  comme émotions vraies. 

Léonard Bonné, Florent Huc, une passion pour les romantiques.
Léonard Bonné, Florent Huc, une passion pour les romantiques.Léonard Bonné, Florent Huc, une passion pour les romantiques.

Léonard Bonné, Florent Huc, une passion pour les romantiques.

A la rencontre de Franz Liszt, Robert Schumann, Johannes Brahms, Frédéric Chopin...A la rencontre de Franz Liszt, Robert Schumann, Johannes Brahms, Frédéric Chopin...
A la rencontre de Franz Liszt, Robert Schumann, Johannes Brahms, Frédéric Chopin...A la rencontre de Franz Liszt, Robert Schumann, Johannes Brahms, Frédéric Chopin...

A la rencontre de Franz Liszt, Robert Schumann, Johannes Brahms, Frédéric Chopin...

Vendredi 11 août 2017 – Villevieille

Cour d’Honneur du château 21h15

 

Léonard Bonné piano - Florent Huc alto

 

piano seul : R. Schumann Scènes d’enfants - F. Chopin 3 nocturnes -  F. Liszt Vallée d’Obermann

sonates piano alto :J. Brahms sonate n°1 – M. Glinka sonate

 

tarif : 22 € - Location : 06 80 58 39 22

Location internet :

http://www.vostickets.eu/billet?idlie=FESTIVAL_DE_VILLEVIEILLE

 

Deux jeunes talents au parcours déjà confirmé à découvrir dans un programme romantique et russe : Léonard Bonné, formé auprès de maîtres de l'école française, puis russe, après plusieurs prix internationaux, se produit en récitals, en France et en Europe, ainsi qu'en musique de chambre, dont l'altiste Florent Huc . Il enseigne actuellement au conservatoire d'Orange.

Elève d'Emile Cantor, de Miguel da Silva et du Quatuor Ysaÿe, Florent Huc obtient en 2008 le Diplôme d'Etudes Musicales du CRR de Paris à l'unanimité. Musicien d'orchestre, chambriste et pédagogue passionné, il enseigne et se produit en concert avec Léonard Bonné et au sein du Quatuor Aramis.

Mikael Glinka (1804 -1857)Mikael Glinka (1804 -1857)

Mikael Glinka (1804 -1857)

Jeunes talents à l'assaut de Villevieille !

A découvrir un très beau site pour mieux connaitre le personnage et la musique de Glinka :

http://www.musicologie.org/Biographies/g/glinka.html

et ici pour écouter sa sonate piano alto :

sonate Glinka

Et la sonate n°1 de Brahms ici :

sonate Brahms piano alto n°1

De beaux enregistrements certes, mais rien ne vaut l'émotion de l'écoute au contact de la musique en vrai, au concert  et qui plus est, dans le cadre somptueux de ce superbe auditorium de plein air  à l'acoustique parfaite, qu'est la cour d'Honneur du château de Villevieille !

A Villevieille la musique retrouve sa source !

 

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Le Printemps de Beethoven enchante Salinelles !

7 Août 2017 , Rédigé par Daniel

A l'orage de la nuit venu enfin rafraichir l'atmosphère caniculaire, a suivi une journée estivale plus douce et la chapelle St julien a retrouvé tout son charme en ce dimanche vespéral où le piano forte - une première à Salinelles - a attiré tout un public venu écouter des oeuvres comme les ont entendu jadis leurs créateurs sur les instruments en usage à leur époque.

Pierre Bouyer et Nicole Tamestit maitrisent parfaitement leur art et ce répertoire pour sonates allant de Mozart à Beethoven valorisant au passage des compositeurs oubliés comme Dussek et autres hongrois méconnus. Forts d'un parcours professionnel  exemplaire, ils vont de ville en ville, tels des ambassadeurs,  porteurs de ces sonorités oubliées à découvrir ou à retrouver pour le plus grand bonheur du public qui a succombé à leur charme comme en atteste la belle ovation reçue à la fin du concert après l'interprétation magistrale et enlevée de la sonate opus 24 de Beethoven éblouissante de couleurs et de fleurs plus printanière que jamais, comme porteuse d'une brise de mai venue chasser avec bonheur la canicule des jours d'avant  !

Le Printemps de Beethoven enchante Salinelles !
Le Printemps de Beethoven enchante Salinelles !Le Printemps de Beethoven enchante Salinelles !
Le Printemps de Beethoven enchante Salinelles !Le Printemps de Beethoven enchante Salinelles !
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Piano forte - Pierre Bouyer- et violon classique - Nicole Tamestit - à St Julien le 6 août 18h.

5 Août 2017 , Rédigé par Daniel

La chapelle St julien est connue pour offrir au son du clavecin toutes les qualités de sa généreuse acoustique dans un cadre chaleureux où la proximité entre les interprètes artistes et le public crée une ambiance unique.

Pour la première fois nous accueillons un piano-forte en duo avec un violon ancien classique. Une occasion rare de découvrir cet instrument pour entendre les oeuvres telles que les entendaient Mozart et Beethoven au temps où ils les composaient.  Un beau voyage donc que cette soirée musicale à Vienne pour découvrir des musiques célèbres, agréables et d'autres moins connues comme celles de Dussek mais tout autant passionnantes.

Un très grand moment de musique par des interprètes dont la carrière est jalonnée de succès au service de cette époque où Vienne était le lieu incontournable, véritable capitale où triomphait la célébration de la musique classique.

Dimanche 6 Août 2017 Salinelles 18h

Chapelle St Julien

 

Une soirée musicale à Vienne

 

Duo Pierre Bouyer, piano forte viennois, Nicole Tamestit, violon classique

 

MOZART Sonate K. 454c - Jan Ladislaw DUSSEK Sonate opus 69 n°1

MUSIQUE HONGROISE du début du Romantisme: Janos BIHARI Verbunkos - Anonyme hongrois, revu par Janos BIHARI Marche de Radetzky - Josef KOSSOVITS Verbunkos

Antal György CSERMAK Verbunkos  - György ADLER Variations sur un thème hongrois.

BEETHOVEN Sonate opus 24 "Le Printemps

 

Le programme est emblématique de leur art: présenter des œuvres connues (L'une des grandes dernières Sonates de Mozart, et la Sonate "Le Printemps" de Beethoven) dans des perspectives sonores et une manière de jouer proches de l'époque de création, mais aussi redécouvrir dans les bibliothèques d'Europe des oeuvres oubliées de cette heureuse période musicale - dans le cas de ce programme, une sonate du tchèque Jan Ladislaw Dussek, le premier grand pianiste

Piano forte - Pierre Bouyer- et violon classique - Nicole Tamestit - à St Julien le 6 août 18h.
Piano forte - Pierre Bouyer- et violon classique - Nicole Tamestit - à St Julien le 6 août 18h.

Si vous venez au concert, voici le programme distribué à l'entrée du concert, imprimez le pour être sûr de l'avoir !

 

Programme du concert :

Le programme est emblématique de l’art de ce duo : présenter des œuvres très connues (L'une des grandes dernières Sonates de Mozart, et la Sonate "Le Printemps" de Beethoven) dans des perspectives sonores et une manière de jouer proches de l'époque de création, mais aussi redécouvrir dans les bibliothèques d'Europe des oeuvres oubliées de cette heureuse période musicale - dans le cas de ce programme, une sonate du tchèque Jan Ladislaw Dussek, le premier grand pianiste international, 50 ans avant Chopin, et une évocation de la musique hongroise, aux racines de l'art de Franz Liszt et du répertoire tzigane.

 

Wolfgang Amadeus MOZART 

Sonate en si bémol majeur

pour clavecin ou pianoforte, avec accompagnement de violon pour Regina Strinasacchi (Wien, 1784) Opus VII n° de catalogue Köchel 454c - Publiée en 1784, par l'éditeur TORRICELLA

1er mouvement: Largo – Allegro ; 2ème mouvement: Andante ; 3ème mouvement: Allegretto

 

Jan Ladislaw DUSSEK

Sonate opus 69 n°1 en si bémol majeur 

pour le fortepiano avec accompagnement d’un violon concertant composée en 1811

n° de catalogue du musicologue H.A.CRAW: 240  première édition à Vienne chez T. Mollo

1er mouvement: Allegro molto con fuoco ; 2ème mouvement: “Les Soupirs” (Adagio cantabile)

3ème mouvement: Rondo (Allegro non troppo)

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MUSIQUE HONGROISE du début du Romantisme: 

Janos BIHARI 

(né à Nagyabony - actuellement Velky Abon en Slovaquie - en 1764 - mort à Pest  en 1827)

Mark RÖZSAVÖLGYI (Mark ROSENTHAL)

( né à Balassagyarmat en 1789 - Mort à Pest en 1848)

 

Verbunkos

Anonyme hongrois, revu par Janos BIHARI  Marche de Radetzky

 

Josef KOSSOVITS (né avant 1750 - mort après 1819)

Verbunkos

 

Antal György CSERMAK  ( né vers 1774 - mort à Veszprém en 1822)

Verbunkos

 

György ADLER  (né à Györ en 1789 - mort à Buda en 1867)

Variations opus 1 sur un thème hongrois.

 

Ludwig van BEETHOVEN

Sonate en fa majeur opus 24 "Le Printemps”

pour clavecin ou pianoforte, avec un violon dédiées à Monsieur le Comte Maurice de Fries (Wien, 1800/1801) Publiées en 1801 à Vienne par l'éditeur MOLLO 

1er mouvement: Allegro  - 2ème mouvement: Adagio molto espressivo

3ème mouvement: Allegro molto - 4ème mouvement: Allegro ma non troppo

 

Nicole Tamestit et Pierre Bouyer

Nicole Tamestit et Pierre Bouyer forment un duo violon et piano depuis une trentaine d'année, ce qui leur confère une homogénéité et une souplesse souvent remarquées et louées. Leur programme, emblématique de leur art, tend à présenter des œuvres très connues dans des perspectives sonores et une manière de jouer proches de l'époque de création, mais aussi redécouvrir dans les bibliothèques d'Europe des œuvres oubliées (une sonate du tchèque Jan Ladislaw Dussek et une évocation de la musique hongroise, aux racines de l’œuvre de Franz Liszt et du répertoire tzigane.

Tous deux ont eu des trajets comparables, d'abord virtuoses de leurs instruments traditionnels, puis explorant les mondes plus anciens du violon baroque et du clavecin, avant de se centrer sur le répertoire et les instruments de la période dite "classique”, c'est à dire le violon tels que l'ont connu Mozart, Beethoven et Paganini, et le pianoforte, nouvel instrument qui se crée à cette époque et va évoluer très rapidement entre 1770 et 1850, avant d'évoluer plus lentement vers le piano actuel. Plusieurs CD, bien reçus par la critique ponctuent ce parcours artistique:

"Sur des instruments d’époque (…), la violoniste Nicole Tamestit et le pianofortiste Pierre Bouyer font des miracles de poésie, d’intelligence partagée et de sensibilité accordée (…) Ils suivent avec allégresse et sensibilité les pleins et les déliés avec un sens de la ligne et de la pulsation qui n’a rien à envier à Goldberg/Lupu (Decca), voire Grumiaux/Haskil, dans une interprétation moderne” (Revue DIAPASON).

Pierre Bouyer

Pierre Bouyer fut un des tout premiers claviéristes français à se passionner pour le fortepiano, après des études pianistiques “classiques” avec Yvonne Lefébure et Charles Lilamand et la découverte précoce du clavecin grâce à Antoine Geoffroy-Dechaume (ces études comportant un détour par diverses classes du Conservatoire National Supérieur de Paris, dont il est lauréat). Autodidacte en ce qui concerne le jeu des fortepianos, son travail est couronné par un prix international (Paris) puis par les critiques unanimes qui saluent ses premiers enregistrements. Par la suite, de nombreux récitals et concerts de musique de chambre le firent entendre en France et en Europe, et participer à plusieurs festivals - ceci, sans oublier les autres claviers, entre autres le clavecin, soit pour des oeuvres actuelles (dont il est créateur et parfois dédicataire dans le cadre de 2e2m, l'Itinéraire, l'IRCAM - et notamment avec le flûtiste Pierre Yves ARTAUD), soit pour des chefs d'oeuvre “classiques” (Tournée “Variations Goldberg”, 70 récitals en 1985). Il a aimé d' ailleurs présenter de manière vivante l' évolution du clavier dans des “concerts-parcours”, mêlant orgues positifs, clavicordes, clavecins et pianos de factures différentes, synthétizers, etc... - allant jusqu'à des spectacles où, entouré de 50 musiciens sur instruments de toutes époques, il conviait les auditeurs à des voyages sonores de Pérotin (Moyen-Age) à Gershwin et aux musiques synthétiques . Durant une période, une partie importante de son activité a concerné, et concerne encore l'enseignement, qu'il a considéré lui-même comme la poursuite de sa formation technique et psychologique (celle-ci ayant été également très enrichie par toute une période dans le monde du rock et des variétés), principalement en musique de chambre et direction d'orchestre. Cette activité a été distinguée quatre fois par des “certificats d'aptitude”, plus hauts diplômes délivrés par le Ministère de la Culture. Il fonde en 1994, avec la violoniste Nicole TAMESTIT “La Compagnie du Pianoforte”, ensemble à géométrie variable, pouvant prendre les formes du duo, du trio, du quatuor, d'ensembles de cinq à huit musiciens, voire même d'orchestre de douze à trente musiciens, pouvant accueillir des participations vocales, ou aussi la voix du comédien Alain CARRE, et dont le répertoire se fonde sur ses études musicologiques approfondies concernant le répertoire de cet instrument, notamment dans des aspects très peu connus. A partir de là, sa vie artistique et musicale se confond avec celle de “La Compagnie du Pianoforte”, qui fêtera en 2004 son 700ème concert en huit ans. A l'intérieur de ce cadre, on peut remarquer quelques axes forts: - l'Amour du Chant: après quelques opéras montés (des opéras connus de Mozart, ou à découvrir comme “Paul et Virginie” de Kreutzer, qu'il a entièrement restitué), et en gardant toujours des fonctions d'accompagnateur (par exemple du “Concours International de Paris”), Pierre Bouyer a multiplié les équipes “chant et clavier”, par exemple avec Corinne LAPORTE, Monique ZANETTI, puis, dans le cadre de “La Compagnie du Pianoforte”, avec Sylvie DE MAY et avec Sylvie ALTHAPARRO; - l'Amour de MOZART, compositeur qu'il vénère pardessus tout, et dont il entreprend l'édition discographique intégrale de l'œuvre pour clavier seul, pour l'achèvement du deux cent cinquantième anniversaire de la naissance du compositeur, en 2006: trois C.D. sont déjà enregistrés, dont un paru sur une collection qui devrait en compter 13; - l'Amour du Patrimoine Européen de la Musique de la fin du XVIIIe et du XIXe siècles, qu'il va retrouver dans les bibliothèques des capitales et des collectionneurs, avec une prédilection pour l'Europe Centrale et l'Italie. Ses enregistrements sont très remarqués par la critique: “ffff” de TELERAMA, “CHOC” du “Monde de la Musique”, C.D. “Recommandés” par “CLASSICA”, cinq “DIAPASONS”, etc…

Nicole Tamestit

Après des études "classiques" au Conservatoire National Régional de Nice, puis avec Aaron Rosand, le trajet artistique de Nicole Tamestit mêle recherche musicale, recherche corporelle et intérieure, notamment par un long travail avec l'auteur de l' essai "Le violon intérieur", Dominique Hoppenot, et par un apprentissage approfondi sur les processus inconscients de groupe avec la psychanalyste Lisbeth von Benedek. Passionnée de pédagogie, ce parcours personnel lui fera choisir un cadre de travail sortant des sentiers battus de l'enseignement musical, l' Ecole Nationale de Musique du Blanc-Mesnil, dont beaucoup de conceptions novatrices initiées par son directeur Fernand Vandenbogaerde sont aujourd'hui reprises au plan national, et où elle dirigera entre autres, un atelier pédagogique de violon contemporain dans le cadre de la formation professionnelle. Elle approfondira ses conceptions sur la pédagogie de groupe à l'Ecole Nationale de Musique de Chartres puis à l'Ecole Nationale de Musique d’ Evreux. La première partie de sa vie artistique sera marquée par un grand engagement dans la musique contemporaine, notamment comme membre de l'ensemble "Kaleidocollage", sextuor constitué autour du "Pierrot Lunaire", et qui, durant plus de 10 ans, a multiplié les créations d'oeuvres en Europe, au Canada et aux U.S.A ,et aussi comme membre de l'Ensemble instrumental du Blanc-Mesnil, par exemple comme violon solo lors des importantes journées consacrées à Sylvano Bussotti, Iannis Xenakis, Giacinto Scelsi (avec le poème lyrique "Anahit" pour violon et orchestre),à Luciano Berio (avec la "Sequenza VIII"), et dans des créations de Gérard Tamestit. Son intérêt pour les instruments anciens, sa rencontre avec Antoine Geoffroy-Dechaume l'amèneront à faire partie de la "Chapelle Royale" puis de l'"Orchestre des Champs Elysées" sous la direction de Philippe Herreweghe. Son duo avec le fortepianiste Pierre Bouyer date de 1983 et s'est prolongé par la création en 1994, de "la Compagnie du Pianoforte", ensemble à géométrie variable sur instruments anciens.

 

Wolfgang Amadéus MOZART

(Salzburg 1756 - Wien 1791)

Sonate en si bémol majeur

“pour clavecin ou pianoforte, avec accompagnement de violon”

pour Regina Strinasacchi (Wien, 1784) Opus VII n° de catalogue Köchel 454c Publiée en 1784, par l'éditeur TORRICELLA

1er mouvement: Largo – Allegro - 2ème mouvement: Andante - 3ème mouvement: Allegretto

Une sonate importante, dont les circonstances de composition amènent Mozart à donner toujours plus d'équilibre et de consistance au duo pianoforte et violon, et qui survient dans une grande période créatrice, avec notamment trois concertos pour pianoforte (les n° 14, 15 et 16), et surtout le Quintette avec vents ( oeuvre très proche dans sa structure de la présente sonate en si bémol, et dont Mozart était particulièrement fier) et qui lui feront obtenir de beaux succès publics, notamment dans les “Académies musicales” qu'il organise lui-même pour diffuser ses oeuvres. La toute jeune violoniste mantouane Regina trinasacchi (1761-1839) avait étudié au Conservatoire de la Pieta à Venise, puis à Paris; de 1780 à 1783 elle avait joué dans toute l’Italie et était devenue très réputée pour son allure, son jeu et ses qualités humaines. Invitée à Vienne pour deux concerts, elle jouera également devant l'Empereur Joseph II le 29 avril 1784, au Kärntnerhortheater une sonate que Mozart lui écrira en quelques jours et qu'ils interprèteront ensemble. La composition sera si rapide qu’il n'aura le temps de noter que la partie de violon, et, lors du concert, il jouera sa partie devant une feuille vierge, chose si incroyable que l’Empereur voudra la vérifier de ses yeux. La mémoire de Mozart, sa faculté à tout organiser sans rien noter étaient prodigieuses: sur la partition autographe, la place laissée à la partie de pianoforte est bien restreinte pour toutes les notes qu’il a conçues...! La rencontre avec cette interprète va compter profondément pour lui. Il trouve en cette violoniste une partenaire à sa taille, et cette sonate reflète cette excitation créatrice, cette inspiration heureuse, séductrice et conquérante; sans atteindre la démesure dionysiaque de la future “Sonate à Kreutzer”, Mozart fait entrer dans le monde de la Sonate cet esprit de joute exaltante qu’il mène si bien, et de plus en plus, dans ses concertos pour pianoforte (Notons d’ailleurs que l’anecdote de la création d’une oeuvre avec des pages blanches en guise de partition sous les yeux du compositeur-pianiste se répète à peu près exactement pour la “Sonate à Kreutzer”, écrite par Beethoven dans le même sentiment d’urgence dû à la rencontre avec le jeune violoniste George Bridgetower) . Même le sévère Leopold, qui entendra la jeune violoniste en décembre 1785 à Salzburg, sera charmé, enthousiasmé, et se laissera aller à des propos quasiment féministes, ne regrettant pas une seconde les 24 Kreuzer qu’il aura dû dépenser pour assister à cette Académie du 7 Décembre 1785 -organisée par la Société de Tir-, aux côtés de l’Archevêque dont il est l’obéissant vice-maître de chapelle, et de toute la bonne société salzbourgeoise. « J’étais heureux. J’y suis allé et ai passé une excellente soirée de 6 à 9 heures... je regrette que tu n’aies pas entendu cette femme aux bonnes manières, pas grande, d’environ 23 ans, qui ne fait pas de scandales et est très habile. Elle ne joue pas une note sans la sentir, même dans la symphonie, elle a tout joué avec expression, et son Adagio, personne ne peut l’interpréter avec plus de sentiment ou d’émoi; tout son coeur, toute son âme est dans la mélodie qu’elle joue, et sa sonorité est également belle, tout comme la force de celle-ci. D’ailleurs, je trouve qu’une femme qui a du talent joue généralement avec plus d’expression qu’un homme...... C’est cette même Strinasacchi à l’Académie de laquelle ton frère a non seulement joué un concerto à Vienne, mais aussi pour qui il a composé spécialement à cette occasion un Duetto avec cembalo e violino, celui-là même que je t’ai rapporté, gravé par Torricella, et qui est le favori de ton mari »

Leopold MOZART, lettre à sa fille

 

C’est une sonate très originale, notamment par son Largo initial. Il est à la fois de dimensions importantes, plus importantes qu’un simple prélude; on pourrait presque dire qu’on y trouve une esquisse de ce dialogue d’un esprit masculin et d’un esprit féminin, qui sera l’un des principes favoris de Beethoven; mais en même temps, et très concrètement, cette introduction met immédiatement les deux instruments, par ce dialogue, sur un pied d’égalité parfaite. La fierté et la tendresse mozartiennes, deux des pôles les plus bouleversants de son langage musical, sont également à l’œuvre dans ce dialogue préliminaire, et dans l’Allegro qui suit. C’est une période où Mozart se méfie du terme “adagio”: pas d’intitulé de ce type, par exemple, dans les trois derniers concertos qu’il vient d’écrire. Et pour le mouvement lent de cette sonate, il a d’abord choisi cette indication, puis rayée, sans doute pour éviter tout affadissement de cette confidence amoureuse, par moments d’une violence de sentiment tout à fait unique, créée par des modulations extrêmement hardies. Cet andante, sublime, marque aussi un approfondissement de la notion d’égalité des instruments: il ne s’agit plus  seulement de les faire dialoguer à égalité, mais de jouer de leur complémentarité en utilisant au mieux leurs caractères propres: au pianoforte les possibilités d’instrument à percussion, les attaques diversifiées, les ornementations variées, la transparence, au violon l’initiative  des mélodies, la force expressive et pathétique... Toute cette Sonate a comme un parfum d’opéra: Ouverture à la fois grandiose et vive, avec un thème d’Allegro qui pourrait convenir à la Suzanne des “Noces de Figaro” (Regina Strinasacchi aurait-elle quelques ressemblances avec Nancy Storace, la créatrice du rôle de Suzanne, dont Mozart a été si amoureux?), grand duo amoureux, et pour terminer un finale plein de vivacité, d’élégance aérienne, de rebondissements, de fierté, voire même de triomphe, une musique “pour se faire applaudir”, dit Mozart lui-même. Cette oeuvre, miracle d’équilibre entre les deux instruments, sera pourtant publiée dans le même recueil que deux sonates pour clavier “sans accompagnement” (les Köchel 284 et 333). Ainsi perdurent les habitudes terminologiques dépassées: Beethoven lui-même intitulera la plupart de ses sonates ”avec (accompagnement d’)un violon“, et Bridgetower, cité plus haut, expliquera lui-même qu’il « accompagnait » Beethoven dans la Sonate à Kreutzer...

Pierre BOUYER © A.B.D.M. Productions Au Bureau de Musique

 

 

Jan Ladislaw Dussek

né le 2 Février 1760 à Caslav - mort le 20 Mars 1812 à Saint Germain en Laye

 

Comme on souhaiterait avoir eu comme ami Dussek, que tous ses contemporains décrivent comme un être d’humeur égale, facile, aimable, bienveillant pour tous les artistes, même pour ses rivaux, plein d’esprit, extraordinairement insouciant, fin et cultivé! En 1810, devenu excessivement gros, il reçoit ses nombreux amis parisiens de son lit, où il passe le plus clair de son temps, buvant d’énormes quantités de champagne et d’autres stimulants... on l’imagine, racontant son enfance au sein d'une famille musicienne et pauvre, son trajet d'émigrant tchèque (comme il y en avait beaucoup) qui l’amène, après ses études à Prague, à suivre un Comte à Bruxelles, un autre un peu plus tard en Lithuanie, ou encore plus tard un prince à Ysemburg. On l’imagine encore parlant de sa vie d’instituteur musical à Amsterdam et La Haye, de sa visite à Karl Philipp Emmanuel Bach à Hamburg où il s’installera plus tard, racontant ses amitiés avec Haydn et Clementi, commençant une carrière de virtuose dont 25 ans de succès le mèneront à Berlin, Paris et Saint Petersburg, faisant faillite à la tête d'une maison d'édition à Londres, retournant à Prague avant de finir, au service du Prince de Talleyrand à Paris, une vie en partie raccourcie par les excès.

Malgré sa gentillesse et sa modestie, c’était un très grand virtuose, sûr et fier de son talent (il fut même, dit-on, le premier à avoir l’idée d’installer le piano sur une estrade). Des nouveaux pianistes, il disait: “ces jeunes gens savent mieux faire les difficultés que moi, mais je joue mieux du piano qu’eux”, et, de fait, tous ses contemporains ont été émerveillés par ce que Dussek savait tirer de l’instrument; la série de concerts qu’il organisera en 1808 à l’Odéon aura notamment un effet prodigieux et marquera le début du réel engouement du public français pour le piano.

 

            “ En 1804, il donna un concert dans lequel il commença par son Concerto Militaire. Après le début de son premier solo, le public exprima un “ Ah ” général. C’était l’effet en quelque sorte magique de Dussek et de son charme, de son merveilleux toucher et en même temps de son ton dramatique. Ses doigts étaient comme une compagnie de dix chanteurs, doués d’un pouvoir d’exécution équilibré, et capables de produire avec précision ce que leur directeur demande. Je n’ai jamais vu le public praguois enchanté que par le jeu splendide de Dussek, par son style finement déclamé, notamment par ses phrases “cantabile ”                                                                                                                         (Souvenirs de Jan Krtitel Tomasek)

            Bien que Dussek ait écrit une cinquantaine de sonates “avec accompagnement” éventuel ou obligé de violon (ou de flûte, parfois), la sonate opus 69 n°1 est sans doute la plus aboutie, car, avant tout pianiste, il aura eu du mal à se poser la réelle question de l’équilibre entre les deux instruments et restera longtemps prisonnier de l’habitude des sonates “avec accompagnement”. .

            Cette sonate est une bonne illustration du style de Dussek, extrêmement apprécié de son temps et très injustement oublié du nôtre. Si l’on peut mettre à part un certain nombre d’œuvres pianistiques “de salon“ (fantaisies, variations, rondos, etc... sur les airs favoris de l’époque), ni mieux ni moins bien que les milliers qui s’écrivaient à l’époque, l’importance de Dussek comme créateur du langage pianistique romantique  se révèle par contre dans ses 16 concertos pour pianoforte, son concerto pour deux pianofortes, ses sonates, nottunos, trios avec d’autres instruments obligés (flûte, violon, cor, violoncelle), son quatuor et son quintette pour cordes et pianoforte, et plus de 40 sonates pour pianoforte seul (dont quelques véritables chefs d’œuvre: “Elegie harmonique sur la mort du Prince Louis Ferdinand de Prusse”, “Le Retour à Paris”, “l'Invocation”) ou pour piano à quatre mains, et, dans une moindre mesure, plus de 80 sonates avec accompagnement (suivant les cas, de violon ou de flûte, et/ou de violoncelle) et de nombreux duos pour pianoforte et harpe.

            En effet, sous des dehors toujours aimables, il se montre extrêmement novateur dans le choix des tonalités, l’audace des modulations, la richesse des accords, souvent altérés, l’usage de notes non harmoniques et d’un chromatisme très développé - et, sur un plan purement pianistique, développe un jeu brillant, nourri d’octaves, de tierces simples et doubles, de gammes rapides et de nombreuses figurations virtuoses rapides, ainsi que des indications relativement précises de pédales. En fait, il sera l’un des premiers, sinon le premier, à marier une expression profonde avec un langage virtuose, comme Schumann, Chopin et Liszt le feront... trente à cinquante ans plus tard.

            Et si l'on peut trouver parfois ce langage préromantique assez conventionnel, c’est qu’on le compare au futur, alors que Dussek est né quatre ans après Mozart, mort trois ans après Haydn. Son caractère novateur devient alors évident, et c’est avec étonnement qu’on verra tels mouvements de sonates de 1799/1800 anticiper précisément Schubert, d’autres de 1789 annoncer Beethoven, et d’autres encore Weber, Rossini, Mendelssohn, Chopin, Schumann, Liszt, Smetana, Dvorak ou Brahms.

            Ici, il montre encore d’autres aspects “favoris” de son style: le goût du “programme“ (le sous-titre du second mouvement), le parfum proprement tchèque de “rejdovacka”, l’ancêtre de la polka tchèque (dans le final).

            Plus classique, plus “ancienne” est la sonate en sol, d’une curieuse architecture, un peu tronquée, en deux mouvements. Elle est l’œuvre centrale de l’opus 69, qui comporte aussi une troisième sonate, celle-ci pour pianoforte seul. Un peu comme si Dussek, à la fin de sa vie, avait voulu montrer trois possibilités d’écrire pour le pianoforte.

 

Ludwig van Beethoven

La Sonate en Fa Majeur (n°5)

La grande célébrité de cette sonate, la première écrite en quatre mouvements, est sans doutedue au (ou bien lui valut le) surnom qu'elle porte: "Frühlings Sonate" ("Sonate du Printemps"), surnom qui ne lui est venu qu'après la mort de Beethoven, mais qui est un assez juste résumé de l'état d'esprit jaillissant, palpitant et euphorique de l'oeuvre. C'est aussi une de ces oeuvres que le compositeur porta en lui longtemps (les premières esquisses datent de sept ans avant l'édition), et qui dans son esprit était sans doute un explicite hommage à Mozart, notamment par la citation de l'Aria de Vitella, une des héroïnes de “La Clemenzia di Tito”, air utilisé comme thème principal du Rondo final.

1er mouvement:

Très chantant et puissant rythmiquement, l'effusion lyrique des dix premières mesures (peut-être inspirée par la sonate en Sol Majeur de Mozart) de la partie de violon fit son succès.

2ème mouvement:

Centré sur la beauté mélodique, avec une manière de moduler qui a pu inspirer Shubert…

3ème mouvement:

Sans doute l'un des mouvements les plus brefs de l'histoire de la Sonate. Les décalages prévus entre le pianoforte et le violon sont extrêmement audacieux, très réussis et toujours aussi surprenants après de multiples auditions.

4ème mouvement:

Voir l’introduction ci-dessus.

 

 

Portraits hongrois

entre Franz Joseph Haydn et Franz Liszt

 

Jozsef KOSSOVITS

(né avant 1750 - mort après 1819)

Violoncelliste virtuose et compositeur, il était musicien à la cour de Menyhert Szulyovsky à Rakocz, en Haute-Hongrie, jusqu’à ce que son employeur soit arrêté pour sa participation à l’insurrection jacobine en Hongrie.

Cet évènement inspira à Kossovits une très belle danse lente, publiée à Vienne en 1800 dans un cahier de 12 danses, qui fut si célèbre que le plus important poète hongrois de l’époque, Mihaly Csokonai Vitez, écrivit son poème « A’ reményhez » (« Vers l’espoir ») sur cette musique, la rendant encore plus populaire, et si pleine de ferveur qu’elle inspirera à Franz Liszt sa 5ème Rhapsodie hongroise. A partir de 1804, Kossovits fut au service de la Comtesse Andrassy à Kassa (actuellement Kosice, en Slovaquie orientale). Ses danses hongroises existent pour orchestre, pour clavier, dans des arrangements d’époque de Druschetzky pour ensemble de vents, pour quatuor à cordes; existent aussi des quatuors à cordes et une Sérénade pour clarinette, violon et violoncelle.

Janos BIHARI

(né à Nagyabony - actuellement Velky Abon en Slovaquie - en 1764 - mort à Pest en 1827)

D’origine tzigane, violoniste et compositeur, il apparaît en 1801/1802 à Pest avec son orchestre de quatre violonistes et d’un joueur de cymbalum. Il était célébré comme un formidable violoniste, et ce qui nous est transmis par l’écrit, grâce notamment aux transcriptions du Comte Janos Fay, ne donne sans doute qu’une idée très schématique de ce que pouvait être son art, honoré par le Parlement de Hongrie à Pozsony (actuellement Bratislava), par le Congrès de Vienne, par la cour de Buda, dans l’enceinte desquels il se produisit, devant la cour et les familles royales de Hongrie, d’Autriche, d’Angleterre et de Prusse, et lors du couronnement de la Reine en 1825. Lui même ne se considérait pas vraiment comme un compositeur, mais comme un musicien aimé du public; ses oeuvres pourtant, furent jouées et reprises par Liszt, connues par Weber, transcrites pour guitare par Pfeifer, pour pianoforte par Czerny, et inspirèrent fortement Erkel, le créateur véritable de l’opéra national hongrois... Cependant, lorque Bihari perdit l’usage de son bras gauche, il fut oublié par tous et mourut dans la misère. Du verbunkos, il a su tout de suite exploiter tous les caractères pathétiques, héroïques, nobles et dansants. L’un des thèmes qu’il jouait le plus fréquemment était une mélodie issue de guerre d’indépendance de Rakoczi, au début du XVIIIème siècle; ce thème, existant dans une multitude de versions, fut mis en forme sous le nom de « Marche de Rakoczi » dans les années de 1810 probablement grâce à Bihari, et atteindra la célébrité que l’on sait grâce à Berlioz et Liszt.

Janos SPECH

(né à Pozsony - actuellement Bratislava - vers 1767 - mort à Oberlimbach en 1836)

Fils d’un ouvrier, Spech étudie d’abord à l’école de musique de Pozsony; à 25 ans il trouve une place de fonctionnaire à Ofen mais se consacre entièrement à la musique; en 1800 il part pour Vienne étudier la composition avec Haydn, puis s’installe à Pest où il est fonctionnaire. Il a une activité de chef d’orchestre du théâtre de Pest à partir de 1804, y dirige l’oeuvre composée par Beethoven pour l’ouverture du théâtre, et devient le compositeur personnel du Baron Podmaniczy. Dans la dernière partie de sa vie, il résida principalement à Paris et à Vienne. La plupart de ses compositions ont été éditées à Pest entre 1805 et 1825; une large partie est consacrée à la voix, d’une part avec des mélodies en hongrois sur des textes de grands poètes hongrois de l’époque,( en particulier Sandor Kisfaludy et Janos Kis), des lieder en allemand sur des textes de Goethe, Körner, Schiller, des canzonnettes italiennes, d’autre part avec des opéras ( « Ines es Pedro », « Der Vogel des Bruder s Philipp », le conte romantique « Felizie »), un oratorio (« Die Befreiung von Jerusalem »), une « Missa Solemnis » et des cantates. Ses mélodies et lieder sont particulièrement intéressants, montrant une réelle appropriation du style mozartien, annonçant Schubert avec force, et mariant avec bonheur les textes hongrois et l’art du lied. Sa musique instrumentale est à découvrir d’urgence, et compte notamment 5 Sonates, une Fantaisie et Capriccio et des Rhapsodies pour pianoforte, des Fugues pour piano à 4 mains, 6 Sonates pour pianoforte et violon, 2 Trios pour piano et cordes, 11 Quatuors à cordes et des ouvertures pour orchestre.

Sonates pour violon & pianoforte ?

L'addition des deux instruments, le violon et (modernement) le "piano", parait évidente, tant elle fut illustrée par Mozart, Beethoven, Schumann, Franck, Brahms, Debussy et bien d'autres, et fait partie du paysage musical classique occidental le plus traditionnel, il ne faut pourtant pas imaginer qu'un tel alliage allait fatalement de soi et ne nécessitait ni recherches ni trajet historique pour être mis au point. D'ailleurs, la reflexion paradoxale de Ravel, qui disait avoir écrit une Sonate pour violon et piano "pour prouver que les deux instruments n'allaient pas ensemble", marque ironiquement l'instabilité d'un tel mélange. De fait, Maurice Ravel s'exprime ainsi vers 1920, à une époque où les deux instruments ont vécu chacun de leur côté des évolutions qui les ont sans doute éloignés l'un de l'autre, sur le strict plan sonore: en cherchant inlassablement une plus grande puissance et de plus nettes définition et unité des caractères sonores, facteurs et luthiers ont amené leurs instruments à une très grande individualité, au prix d'une perte imprtante d'harmoniques (c'est à dire, lors de l'émission d'une note, de tous les autres sons mis en mouvement par ce son principal). Chaque instrument se trouve dans sa propre bulle, et les passerelles sont difficiles entre eux; d'ailleurs, il est à remarquer que la réflexion de Ravel était prémonitoire, car la musique actuelle compte bien peu d'oeuvres en duo avec piano, si ce n'est avec des instruments à percussion. Il en était tout à fait autrement durant les premières dizaines d'années d'existence du pianoforte. Le halo sonore des harmoniques mises en mouvement par les cordes et les marteaux de l'instrument voit ses contours précisés par la ligne du violon, elle même portée par ces harmoniques, et également proche du pianoforte par ses caractères sonores différents de l'état actuel du violon: ceci est si vrai qu'à la fin du XVIIIème siècle, il s'écrivait des centaines de sonates "pour clavecin ou pianoforte" avec le violon "ad libitum", c'est à dire qu'on pouvait se passer de la partie de violon qui n'avait pas d'importance structurelle ou thêmatique, mais se trouvait là pour enrichir le son par un alliage avec le pianoforte, ajouter des contrechants, etc... la formule consacrée était "pour clavecin ou pianoforte avec accompagnement de violon", et c'est sous cette dénomination, presque choquante pour nous, qu'ont été publiées toutes les sonates de Mozart, et jusqu'aux 8 premières sonates de Beethoven. "Il y a aussi des Sonates auxquelles on ajoute plusieurs voix... Ces voix qui ne transportent aucune idée principale, qu'on peut donc laisser de côté sans pour cela porter préjudice au tout, sont appelées voix d'accompagnement, par exemple: Six Sonates avec accompagnement d'un violon" (Daniel Gottlob TÜRK, Méthode de Pianoforte, 1789)

Ce n'est qu'au début du XIXème siècle que l'équilibre évoqué plus haut prendra corps, en passant par des dénominations complexes ("per il pianoforte ed un violino obligato scritta in un stilo molto concertante, quasi come d'un concerto": c'est le sous-titre dela "Sonate à Kreutzer"). Ce passage par une mise en valeur du clavier plutôt que de l'instrument monodique lyrique n'était pas nouveau, puisque Bach indiquait précisément avoir écrit ses six "Sonates pour clavecin et violon" dans le sens d'une mise au premier plan du clavecin, position très nouvelle en 1720, puisque depuis 1600, le principe était inverse, les voix monodistes solistes, instrumentales ou vocales, ayant le premier rôle (d'où la création au début du XVIIème siècle de l'opéra) et étant portées et soutenues par la basse, enrichie par les accords des claviers qui, en ensemble, se cantonaient à ce rôle (actuellement, on vit une situation analogue dans le rock, le jazz ou la chanson). On le voit donc, l'équilibre des deux instruments est loin d'être "naturel", ni d'être unique; les réponses sont nombreuses et variées au problème posé, avec une interaction évidente entre facture, lutherie, et composition, les unes étant source d'inspiration et de reflexion en même temps qu'"instrument"... et donc, la moindre des choses, pour goûter la saveur de ces diverses réponses sans qu'un son unique et esthétiquement peu adéquat les neutralise et les nivelle, est le retour aux instruments qui ont vu naître et inspiré les oeuvres classiques et romantiques.

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Votre prochain concert du Festival :

 Vendredi 11 août 21h15. - Villevieille - Cour d’Honneur du Château

Léonard Bonné piano et Florent Huc alto

 

récital de piano : Chopin 3 Nocturnes - Schumann, Scènes d’enfants -  Liszt, vallée d’Obermann

 sonates piano et alto : Brahms n°1 - Glinka

 

Location : 06 80 58 39 22
et http://villevieille.over-blog.com/

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Magie du Quatuor Enesco !

4 Août 2017 , Rédigé par Daniel

Je ne sais pas pourquoi mes amis du Quatuor Enesco s'évertuent à épingler quantité de pinces à linge sur leurs partitions, car d'évidence ils font tellement corps avec les oeuvres qu'ils jouent qu'on est persuadé que la partition n'est là que pour les rassurer et pallier un toujours possible trou de mémoire...
Leur familiarité ou plutôt leur proximité avec ces musiques est telle qu'ils nous donnent l'impression que Haydn, Beethoven et Dvorak sont des amis proches, toujours vivants, présents à leur côté, comme des amis que l'on voit souvent avec un plaisir toujours plus grand.

Les Enesco, comme beaucoup de musiciens originaires de l'Europe de l'Est sont habités par la musique qu'ils pratiquent comme ils respirent, tant leur jeu est naturel, vrai, sincère, sans excès de pathos ni de retenue.

Et à Villevieille, dans cette cour du château, comme un temple prédestiné par les siècles à célébrer le culte de la musique, avec cette très légère brise venue adoucir un peu la chaleur à la nuit tombée, les conditions étaient parfaites pour écouter les Enesco redonner vie, et quelle vie, à ces bijoux de quatuors que sont les Quintes de Haydn , le n° 4 du fameux opus 18 de Beethoven et le célébrissime américain de Dvorak. Une nuit magique qui vient s'ajouter à toutes celles qui ont fait la légende de Villevieille !

Magie du Quatuor Enesco !
Magie du Quatuor Enesco !
Magie du Quatuor Enesco !
Magie du Quatuor Enesco !
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Le Quatuor Enesco ouvre le festival dans la cour d'honneur du château de Villevieille

2 Août 2017 , Rédigé par Daniel

Les Enesco et Villevieille c'est une belle et longue histoire d'amitié et de fidélité qui a commencé à Villevieille le dimanche 7 août 1988 avec Beethoven au programme, 2 quatuors : le n°9 ( opus 59 n°3 des Rassoumovsky) et le n°15. Invités alors par Michel Garçin fondateur du festival.

Ils sont revenus en 1996 pour aider le festival à redémarrer avec la nouvelle équipe et régulièrement depuis. Leur dernier passage à Villevieille remonte à 2010. il était temps de les inviter à nouveau. Ce jeudi 3 août leur retour est attendu par nombre d'amis des Enesco et amateurs de quatuors. Bienvenue à toutes et tous !   

Villevieille - jeudi 3 août 2017 - Cour d’Honneur du château 21h15 -

   

Quatuor Enesco

Constantin Bogdanas, Florin Szigeti, violons

Vladimir Mendelssohn, alto - Dorel Fodoreanu, violoncelle

 

Joseph Haydn – opus 76 n°2 Les Quintes

Ludwig van Beethoven – quatuor opus 18 n°4

Anton Dvorakquatuor n°12 opus 96 « Quatuor américain »

Ces 3 chefs d’œuvre du programme permettront aux Enesco de nous faire redécouvrir un  aperçu de leur immense talent et de leur profonde musicalité.

Une nuit sous les étoiles de Villevieille, dans ce temple de la musique qui semble fait pour le quatuor.

Réservation Location : 06 80 58 39 22

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Location internet :

http://www.vostickets.eu/billet?idlie=FESTIVAL_DE_VILLEVIEILLE

 

 

Ci-dessous photos souvenirs des catalogues et dépliants de 1988 :

Dépliant et programme du festival de 1988, année fastueuse !
Dépliant et programme du festival de 1988, année fastueuse !
Dépliant et programme du festival de 1988, année fastueuse !
Dépliant et programme du festival de 1988, année fastueuse !

Dépliant et programme du festival de 1988, année fastueuse !

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Les flûtes du trio Hélix ont enchanté la chapelle St Julien de Salinelles

2 Août 2017 , Rédigé par Daniel

En cette fin de journée lourde d'une chaleur humide, l'orage menaçait la campagne sommiéroise, mais les premiers massifs des Cévennes restaient dans leur lumière... bref on a eu chaud, mais pas de quoi décourager les habitués, amis et autres mélomanes attirés par les belles sonorités de la flûte du Trio Hélix. Une ouverture festive avec celle des Noce de Figaro et puis une grande ballade, un programme riche et dense qui nous fait découvrir avec bonheur une oeuvre de François Devienne, et plein d'autres pépites,  pour finir en beauté avec la chanson des bohémiens du Carmen de Bizet. Un grand merci au public venu en nombre et surtout aux artistes pour ce voyage instructif et plaisant au pays de la flûte enchantée.

Les flûtes du Trio Hélix ont enchanté la chapelle St julien...

Les flûtes du Trio Hélix ont enchanté la chapelle St julien...

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Mardi 1er août à St julien de Salinelles coup d'envoi du 48ème festival !

30 Juillet 2017 , Rédigé par Daniel

C'est le Trio Hélix qui lance les festivités de la 48ème édition ce mardi 1er août 20h à Salinelles chapelle St Julien.

Petit rappel historique : le festival a été créé en 1970 à l'initiative d'un petit groupe de passionnés déterminés à sauver de l'oubli et de la destruction la chapelle romane St Julien, isolée dans la campagne au milieu des vignes.

La recette des premiers concerts à Villevieille dans la cour du château a servi à financer les travaux de consolidation décidés en urgence par le maire malgré l'opposition de son conseil municipal ! L'association de sauvegarde est créée qui dirigera les opérations et trouvera les financements nécessaires. Après bien des péripéties, le résultat est là aujourd'hui et la chapelle brille de tout son éclat en accueillant désormais concerts et expositions.

Mardi 1er août à 20h concert inaugural du festival :

Trio de flûtes Hélix

 

Jean Marc Dupont, Frédéric Lucaroni, Stéphane Valls

 

Franz Anton Hoffmeister, Saverio Mercadante,

Wolfgang Amadeus Mozart,

Georges Bizet, Jean Sébastien Bach

Location internet :

Location : 06 80 58 39 22

Location internet : http://www.vostickets.eu/billet?idlie=FESTIVAL_DE_VILLEVIEILLE

 

 

 

L'équipe du festival au travail pour nettoyer, installer chaises, éclairage et tout ce qu'il faut pour accueillir les artistes et le public !

1968 : L'association de sauvegarde de la chapelle est créée. 1970 : premier concert du Quatuor Via Nova à Villevieille
1968 : L'association de sauvegarde de la chapelle est créée. 1970 : premier concert du Quatuor Via Nova à Villevieille1968 : L'association de sauvegarde de la chapelle est créée. 1970 : premier concert du Quatuor Via Nova à Villevieille
1968 : L'association de sauvegarde de la chapelle est créée. 1970 : premier concert du Quatuor Via Nova à Villevieille

1968 : L'association de sauvegarde de la chapelle est créée. 1970 : premier concert du Quatuor Via Nova à Villevieille

Aujourd'hui à Villevieille aussi la musique va bientôt investir à nouveau pour la 48ème année la cour d'honneur du château :  jeudi 3 août 21h15 concert du quatuor Enesco

Aujourd'hui à Villevieille aussi la musique va bientôt investir à nouveau pour la 48ème année la cour d'honneur du château : jeudi 3 août 21h15 concert du quatuor Enesco

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