
Le festival se poursuit. Dimanche 26 août à 18 heures, 9ème concert à St Julien de Salinelles.
Dimanche 26 août – 18h
Salinelles - Chapelle St Julien
Ensemble Syntonia , quatuor à cordes
Thibault Noally, Marc Vieillefon, violons
Anne-Aurore Anstett, alto, Patrick Langot, violoncelle
Schubert, Quattersatz - Mozart,
K.465 les dissonances –Schubert Rosamunde
On ne saurait rêver plus beau programme pour cet avant-dernier concert du festival. En effet ce sont des oeuvres fortes de Mozart et Schubert qui nous seront proposées ce dimanche
26 août à 18h dans la chapelle de Salinelles, tout près de Sommières. Ces pages célèbres sont de véritables monuments à la gloire du quatuor à cordes que l’on ne se lasse pas de revisiter. Une
chance aussi de les découvrir et de s’initier à leur rencontre dans un lieu envoutant.
L’Ensemble Syntonia est invité pour la première fois, mais il a déjà un nom. Il a obtenu le prix « Tina Moroni » au XXIIIème Concours International de Musique de Chambre de
Florence. « L’Ensemble Syntonia fait preuve d’un engagement de tous les instants, signe de reconnaissance entre tous de l’enthousiasme de la jeunesse. Ces jeunes
talents bien reconnus réussissent leur grande percée internationale. »
Le Monde de la Musique a donné 4 étoiles à leur dernier cd consacré à Schumann et Franck.
C’est en 1999 que les membres de l’Ensemble Syntonia se rassemblent autour de leur passion commune pour la musique de chambre, Après leurs études au Conservatoire National
Supérieur de Musique de Paris (1er Prix de musique de chambre puis cycle de perfectionnement en quintette avec piano chez Christian Ivaldi, Ami Flammer et Alain Meunier), les cinq amis décident
d’ouvrir leur espace musical, ils explorent ainsi le répertoire du trio, du quatuor (avec ou sans piano) et invitent régulièrement musiciens ou chanteurs à se joindre au groupe.
Cette riche mixité des répertoires et des rencontres affirme Syntonia dans son identité d’ensemble à géométrie variable. Concerts et enregistrements reflètent ainsi la volonté des
interprètes d’explorer les différentes facettes de la musique de chambre des compositeurs abordés.
Syntonia a déjà à son actif une présence notoire dans de nombreux festivals : Festival de la Medina à Tunis, Festival de Deauville, Festival des Nouveaux Interprètes à Rouen, du
Périgord Noir de la Roque d’Anthéron, Rencontres Musicales de la Prée. L’ensemble joue dans des salles prestigieuses comme le Théâtre des Bouffes du Nord, la Cité de la Musique, l’Auditorium St
Pierre à Toulouse. Ils sont régulièrement invités lors d’émissions de radio et tournent plusieurs films musicaux pour la Cinquième, Mezzo.
L’ensemble interprète en mai 2004 le quatuor à cordes « Ainsi la nuit… » de Henri Dutilleux lors du Festival Musikalia, et a pu à cette occasion bénéficier des conseils du
compositeur.
En 2002 leur enregistrement consacré à Olivier Greif a obtenu
10 de "Classica - Répertoire",
5 de "Diapason",
4 étoiles du "Monde de la Musique"
En 2006 leur enregistrement des Quintettes avec piano de Schumann et Franck a obtenu les 4 étoiles du "Monde de la Musique".
LE MONDE DE LA MUSIQUE
****Robert SCHUMANN :
Quintette avec piano en mi bémol majeur op.44César FRANCK :
Quintette avec piano en fa mineur
Vaillamment défendue par l'Ensemble Syntonia, l'association des quintettes avec piano de Schumann et de Franck valorise l'élan, ou plutôt les tensions.
A l'évidence, les cinq chambristes ont délaissé la doxa traditionnelle concernant cette oeuvre, avec son pathos appuyé et son aspect "concerto sans le dire".
Au contraire, ils ont recherché la circulation des énergies et laissé à la densité de l'écriture la responsabilité de guider l'expressivité.
L'oeuvre palpite, revigorée.
Dans le quintette de Franck, Syntonia montre de nouveau une approche débarrassée de préjugés et se moque que cette oeuvre ait été le premier quintette avec piano
jamais composé en France.
De cette oeuvre, il allège le sérieux qui lui colle à la peau, en valorise les couleurs et justifie l'instrumentation registrée, au sens organistique du
terme,
La Chanson perpétuelle de Chausson n'est pas loin, preuve, s'il en était besoin, que ce jeune ensemble sait ce que poésie veut
dire.
Frank
LANGLOIS
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