A quelques heures de la clôture du 38ème festival
Publié le 2 Septembre 2007
Dans quelques heures, l'édition du 38ème festival de Villevieille-Salinelles ne sera plus qu'un souvenir. Un de plus. C'est l'heure du
bilan mais aussi des projets futurs. Difficile de passer le pas sans profiter encore des meilleurs moments musicaux tant que sont présentes encore leurs traces imprimées
en nous. On voudrait les garder ainsi dans notre mémoire, là où on range ce qu'il reste encore des événements importants, avec toute cette joie dont ils sont porteurs. Mais les vagues de la
vie, riche en péripéties nouvelles, risquent de les effacer comme la mer qui emporte avec elle les châteaux de sable et les belles images de l'été.
Depuis la reprise du festival en 1996 de nombreux concerts ont connu un succès auprès du public. Certains ont soulevé l'enthousiasme
général. Comme ce concert de 3 heures sous une pluie battante où Abdel Rahman El Bacha, c'était le 9 août 2002 - déjà 5 ans!- abrité sous un grand parasol, a galvanisé la salle avec des
mazurkas, valses et nocturnes de Chopin !

La veille de son grand récital, autre concert à Vilevieille, c'était le 8 août 2002 avec le quatuor Parisii. Au programme les concertos de Mozart 13 et 14 en version quintette. Souvenirs.



Abdel Rahman El Bacha vient jouer régulièrement à Villevieille. Il est revenu en 2004 et en 2006. A chaque fois un lien très fort se crée entre lui et le public. Abdel sait communiquer ses émotions par sa seule force d'interprétation sans les manifester extèrieurement par des mimiques ou une gestuelle convenue. Quand il joue une sonate de Beethoven, c'est comme si on Beethoven était là, car il a les 32 qui sont présentes dans sa mémoire. Il est un des rares pianistes à pouvoir jouer par coeur tout Beethoven ou tout Chopin. Cette intimité qu'il a avec les oeuvres d'un compositeur il sait la faire partager avec le public. C'est ce qui le rend si attachant, si unique.