Le quatuor Antarès a conquis Beaulieu
Publié le 27 Septembre 2007
Le Quatuor Antarès a conquis Beaulieu.
Le concert a eu lieu vendredi 10 août dernier dans la véranda de la chapelle Notre Dame de Pitié à Beaulieu. Les places ont été louées longtemps à l'avance. Alors on avait installé des bancs dehors, devant l'entrée du portail grand ouvert, comme les autres années. Par une douce soirée d'été c'est très agréable, de dehors, on a une belle vue d'ensemble et on entend aussi bien si ce n'est mieux qu'à l'intérieur. Mais cette année le mistral s'est invité et il fallait un bon pull pour écouter Mozart aux portes de la chapelle. Du coup dedans il faisait bon, les gens ne souffraient pas de la chaleur comme c'est souvent le cas sous nos climats. Mais quel plaisir d'entendre du quatuor à cordes dans ce lieu vraiment fait pour ça. La charpente aux poutres apparentes et croisées laisse apparaître les pare-feuilles en terre cuite posées juste sous les tuiles. Le bois, la pierre, le crépis des murs, le ciment du sol, le verre des vitraux forment un savant dosage de matériaux qui produit cette acoustique naturellement riche, généreuse sans réverbération excessive. Le son du quatuor peut s'offir à merveille au plaisir de notre écoute. Cela faisait longtemps que je rêvais d'entendre du quatuor dans cette véranda. Grand moment d'émotion donc. Nos amis du Quatuor le savent et hésitent un peu au début. C'est que l'opus 20 n°5 de Haydn n'est pas facile à installer d'emblée. Mais quelle joie d'entendre les premières mesures de cette oeuvre. Haydn est à mon avis le grand maître du quatuor. Il a compris tout ce qu'il pouvait offrir de mieux comme chefs d'oeuvre en composant pour ce genre musical. Je ne me lasse pas d'écouter ses quatuors.
Les Antarès ont un jeu généreux, ils se donnent à fond, prennent des risques sur certains chemins mais finissent par bien s'emparer de l'oeuvre, la pénétrer et nous la faire ressentir dans ce qu'elle a de plus lyrique et chantant. Nous voyageons avec eux au pays de Haydn, nous respirons avec eux au rythme de cette musique admirable.
Avec le K.428 de Mozart, puis l'opus 95 de Beethoven, le serioso, nous approfondissons la voie ouverte par Haydn et que se sont appropriée ses successeurs avec un égal bonheur. Un programme admirable donc pour découvrir le quatuor à cordes, peut-être un peu difficile pour le public peu habitué au genre. Il manquait pour le satisfaire une oeuvre plus facilement accessible à une première écoute. A voir pour la prochaine fois, car j'espère bien que nos amis reviendront vite pour nous faire partager leur passion pour le quatuir à cordes.






Le concert a eu lieu vendredi 10 août dernier dans la véranda de la chapelle Notre Dame de Pitié à Beaulieu. Les places ont été louées longtemps à l'avance. Alors on avait installé des bancs dehors, devant l'entrée du portail grand ouvert, comme les autres années. Par une douce soirée d'été c'est très agréable, de dehors, on a une belle vue d'ensemble et on entend aussi bien si ce n'est mieux qu'à l'intérieur. Mais cette année le mistral s'est invité et il fallait un bon pull pour écouter Mozart aux portes de la chapelle. Du coup dedans il faisait bon, les gens ne souffraient pas de la chaleur comme c'est souvent le cas sous nos climats. Mais quel plaisir d'entendre du quatuor à cordes dans ce lieu vraiment fait pour ça. La charpente aux poutres apparentes et croisées laisse apparaître les pare-feuilles en terre cuite posées juste sous les tuiles. Le bois, la pierre, le crépis des murs, le ciment du sol, le verre des vitraux forment un savant dosage de matériaux qui produit cette acoustique naturellement riche, généreuse sans réverbération excessive. Le son du quatuor peut s'offir à merveille au plaisir de notre écoute. Cela faisait longtemps que je rêvais d'entendre du quatuor dans cette véranda. Grand moment d'émotion donc. Nos amis du Quatuor le savent et hésitent un peu au début. C'est que l'opus 20 n°5 de Haydn n'est pas facile à installer d'emblée. Mais quelle joie d'entendre les premières mesures de cette oeuvre. Haydn est à mon avis le grand maître du quatuor. Il a compris tout ce qu'il pouvait offrir de mieux comme chefs d'oeuvre en composant pour ce genre musical. Je ne me lasse pas d'écouter ses quatuors.
Les Antarès ont un jeu généreux, ils se donnent à fond, prennent des risques sur certains chemins mais finissent par bien s'emparer de l'oeuvre, la pénétrer et nous la faire ressentir dans ce qu'elle a de plus lyrique et chantant. Nous voyageons avec eux au pays de Haydn, nous respirons avec eux au rythme de cette musique admirable.
Avec le K.428 de Mozart, puis l'opus 95 de Beethoven, le serioso, nous approfondissons la voie ouverte par Haydn et que se sont appropriée ses successeurs avec un égal bonheur. Un programme admirable donc pour découvrir le quatuor à cordes, peut-être un peu difficile pour le public peu habitué au genre. Il manquait pour le satisfaire une oeuvre plus facilement accessible à une première écoute. A voir pour la prochaine fois, car j'espère bien que nos amis reviendront vite pour nous faire partager leur passion pour le quatuir à cordes.