Patrick Bismuth fait éclater sa Tempesta sur Salinelles
Publié le 25 Août 2007
Le concert de Patick Bismuth, Hélène Dufour et David Simpson
à Salinelles le 15 août 2007




Le beau temps semble revenu. Pourvu que ça dure ! Drôle d'été qui s'achève sans avoir vraiment commencé ! J'aime la douce chaleur des derniers jours d'août. A Salinelles, les derniers
concerts du festival prennent une toute autre couleur. L'ambiance change. Comme l'air du temps elle devient plus sereine. Il n'y a plus la pression créée par les concerts qui se succèdent à
un rythme accéléré. Avec tous les soucis qui vont avec. Je n'ai pas oublié bien sûr le relatif fiasco de la soirée à Villevieille où une panne de sono a privé une partie de la salle des paroles
de Michel Serres. Voilà un concert préparé avec passion depuis des mois, longuement négocié, minutieusement préparé, mitonné comme un de ses plats dont a le secret et puis, flop, tout rate à
cause d'une enceinte qui grésille, du technicien absent au moment de l'incident. Le public a été plutôt compréhensif. A ce jour, une seule demande de remboursement nous est parvenue. Le pire a
été évité. Organiser un festival c'est gérer une foule de détails qui du plus petit au plus grand sont tous importants. Tout cela est déjà loin et je ne suis pas près d'oublier les moments de pur
bonheur que nous a offert Patrick Bismuth avec ses violons baroques réglés différemment pour chacune des sonates du Rosaire de Biber. Quel résultat! Chaque coup d'archet vient aussi nous pincer
droit au coeur ! Et j'entends encore les accords limpides, clairs, vrais et généreux du clavecin d'Hélène Dufour. Ils réveillent en nous des sentiments enfouis au plus profond
de nous, tellement enfouis qu'on les croyait perdus. Ils ressurgissent comme une joie pure. Et au violoncelle David Simpson fait des merveilles en parachevant le tout. Voilà de
quoi penser nos plaies festivalières. La Tempesta, c'est le nom de l'ensemble formé par P. Bismut. Hé bien , la Tempesta a éclaté sur Salinelles comme un moment de pur bonheur qui hélas
passe aussi vite qu'une étoile filante dans le ciel de cet été languissant. Autour de la chapelle les derniers rayons du soleil n'en finissent pas de mûrir les grappes de raisin des vignes
envahissantes, lourdes de promesses. Le vin sera bon cet année !